Rachat de l'assurance-vie : fiscalité et démarches

Découvrez comment fonctionne le rachat de l’assurance-vie, sa fiscalité, les démarches à suivre et les impacts sur votre épargne et votre stratégie patrimoniale.
Clément Renault
Victor Déré
Mis à jour le

January 29, 2026

L’assurance-vie présente un risque de perte en capital selon les supports choisis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le rachat d’assurance-vie est souvent perçu comme une opération complexe, notamment à cause de la fiscalité de l’assurance-vie. Pourtant, les règles sont claires dès lors que l’on comprend ce qui est imposé, à quel moment et selon quels critères. Entre rachat partiel, rachat total et choix fiscaux possibles, cette opération mérite d’être bien anticipée. Cet article vous aide à comprendre le fonctionnement du rachat et ses conséquences patrimoniales.

Les essentiels à retenir :

  • Un rachat peut être partiel (le contrat reste ouvert) ou total (le contrat est clôturé et l’ancienneté fiscale est perdue).
  • Lors d’un rachat, seule la part de gains est imposée : le capital versé n’est jamais taxé une seconde fois (calcul au prorata capital/gains).
  • La fiscalité dépend de l’ancienneté : avant 8 ans (gains imposés), après 8 ans (abattement annuel de 4 600 € / 9 200 € sur les gains).
  • Sur Louve Infinity, il n’y a pas de frais de sortie sur les rachats, sauf sortie exceptionnelle de Sofidyanamic avant 8 ans (frais de 5%, une conséquence de ses frais de souscriptions très bas).
  • Un rachat peut réduire la performance future (moins de capital investi) et le capital transmis. Sortir totalement du fonds euro en cours d’année peut faire renoncer à la participation aux bénéfices de l’année.

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Assurance-vie Louve Infinity

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Qu’est-ce qu’un rachat en assurance-vie ?

En assurance-vie, on ne parle pas de “retrait”, mais de rachat. Le rachat correspond au fait de récupérer tout ou partie de l’argent placé sur son contrat. C’est un point clé du fonctionnement de l’assurance-vie : l’épargne n’est pas bloquée.

Concrètement, un rachat permet d’obtenir des liquidités, que ce soit pour faire face à une dépense imprévue, financer un projet ou compléter ses revenus. Le contrat d’assurance-vie continue d’exister tant qu’il n’est pas totalement racheté.

Il existe deux formes de rachat :

  • le rachat partiel, lorsque seule une partie de l’épargne est retirée ;
  • le rachat total, qui entraîne la clôture définitive du contrat.

Dans les deux cas, le rachat n’entraîne pas automatiquement une imposition sur l’intégralité des sommes retirées. Seule une partie, correspondant aux intérêts, peut être soumise à l’impôt, selon des règles précises qui dépendent notamment de l’ancienneté du contrat.

Le rachat est donc un outil de souplesse propre à l’assurance-vie, qui permet d’adapter son épargne à l’évolution de ses besoins, sans nécessairement renoncer à sa stratégie patrimoniale sur le long terme.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s’envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d’unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Rachat partiel ou rachat total : quelles différences ?

Lorsque vous souhaitez récupérer de l’argent sur votre assurance-vie, deux options s’offrent à vous : le rachat partiel ou le rachat total. Le choix entre les deux dépend principalement de votre besoin de liquidités et de votre objectif patrimonial.

Le rachat partiel

Le rachat partiel consiste à retirer une partie seulement de l’épargne présente sur le contrat. C’est la solution la plus courante.

Après un rachat partiel :

  • le contrat reste ouvert,
  • l’épargne restante continue à être investie,
  • l’ancienneté fiscale du contrat est conservée,
  • vous pouvez effectuer de nouveaux versements si vous le souhaitez.

Le rachat partiel permet donc de répondre à un besoin ponctuel tout en conservant les avantages de l’assurance-vie sur le long terme. Il est souvent utilisé pour financer un projet, faire face à une dépense imprévue ou compléter des revenus.

Le rachat total

Le rachat total correspond au retrait de l’intégralité de l’épargne placée sur le contrat. Il entraîne la clôture définitive de votre contrat d’assurance-vie.

Une fois le rachat total effectué :

  • le contrat est fermé,
  • il n’est plus possible d’y effectuer de versements,
  • l’ancienneté fiscale est perdue.

Le rachat total peut être envisagé lorsque l’on n’a plus besoin du contrat ou que l’on souhaite réorganiser entièrement son patrimoine. En revanche, il doit être bien réfléchi, car il met fin aux avantages liés à l’assurance-vie, notamment en matière de fiscalité et de transmission.

Dans la majorité des situations, le rachat partiel est privilégié, car il offre plus de souplesse et permet de conserver le contrat actif.

Quand peut-on faire un rachat d’assurance-vie ?

Le rachat d’une assurance-vie est possible à tout moment, sans condition d’âge du contrat. Il n’existe aucun blocage légal : dès lors que de l’argent est investi sur le contrat, vous pouvez en demander le retrait, partiel ou total.

Un rachat possible à tout moment

En pratique, vous pouvez effectuer un rachat :

  • quelques mois après l’ouverture du contrat,
  • après plusieurs années de détention,
  • ou même de manière régulière (par exemple chaque mois ou chaque année).

L’assureur ne peut pas refuser un rachat dès lors que la demande est conforme et que le contrat est suffisamment provisionné.

Y a-t-il une durée minimale de détention à respecter ?

Il n’existe aucune durée minimale obligatoire pour effectuer un rachat.
En revanche, la durée de détention joue un rôle important sur la fiscalité :

  • un rachat effectué sur un contrat récent peut être plus imposé,
  • un rachat sur un contrat ancien bénéficie en général d’un cadre fiscal plus favorable.

C’est pour cette raison que l’on conseille souvent de ne pas fermer un contrat ancien sans réflexion, même en cas de besoin de liquidités.

Dans quels cas le rachat est le plus fréquent ?

Dans la pratique, le rachat d’assurance-vie intervient le plus souvent dans les situations suivantes :

  • besoin ponctuel de trésorerie, sans vouloir souscrire un crédit,
  • complément de revenus, notamment à l’approche ou pendant la retraite,
  • financement d’un projet (travaux, achat important, aide à un proche),
  • réallocation du patrimoine, lorsque l’épargne doit être utilisée ou réorientée.

Ces cas montrent que le rachat n’est pas une anomalie, mais un outil normal de gestion de l’assurance-vie, à condition d’en mesurer les conséquences fiscales et patrimoniales.

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Investir en assurance-vie Louve Infinity

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Comment faire un rachat d’assurance-vie ?

La procédure de rachat d’une assurance-vie est encadrée, mais reste relativement simple. Elle repose sur une demande formalisée, accompagnée de pièces justificatives, puis sur un délai de traitement réglementé par le Code des assurances.

Les démarches pour demander un rachat

Sur un contrat comme Louve Infinity, la demande de rachat se fait en ligne via le parcours de gestion. Concrètement, vous sélectionnez le type de rachat (partiel ou total), vous indiquez le montant, puis vous renseignez le motif du rachat. Ce motif est une information explicitement demandée dans le processus de rachat.

Point de vigilance important : si le bénéficiaire a accepté la clause bénéficiaire, vous ne pouvez plus effectuer de rachat (partiel ou total) sans l’autorisation préalable du ou des bénéficiaires acceptants.

Les documents à fournir à l’assureur

Même si la demande est initiée en ligne, celle-ci doit être accompagnée de documents pour traiter le rachat. Dans la notice, les pièces attendues pour une demande de rachat sont notamment :

  • le bulletin dédié (rachat), dûment complété, daté et signé,
  • un justificatif d’identité en cours de validité,
  • un RIB d’un compte bancaire au format SEPA au nom du souscripteur pour le versement des fonds.

Tant que l’ensemble des pièces requises n’est pas réceptionné, la demande est considérée comme incomplète et le traitement ne peut pas être finalisé.

Délais de traitement et réception des fonds

Une fois la demande complète (c’est-à-dire après réception de l’intégralité des pièces requises), les sommes rachetées sont versées par l’assureur dans un délai qui ne peut pas excéder deux (2) mois.

La notice précise également le mécanisme de protection en cas de retard : au-delà de ce délai, les sommes non versées produisent des intérêts (selon les règles prévues par le Code des assurances).

Certains contrats d’assurance-vie prévoient un montant minimum à conserver après un rachat partiel. Par exemple, sur Louve Infinity, l’épargne restante doit rester supérieure à 5 000 € pour que le contrat demeure ouvert.

Frais liés au rachat : ce qu’il faut savoir

Sur Louve Infinity, le principe est clair : le rachat (partiel ou total) ne déclenche pas de frais de sortie. Autrement dit, il n’y a pas de “pénalité” appliquée simplement parce que vous retirez de l’argent.

L’unique exception concerne la SCPI Sofidynamic. Si vous désinvestissez ce support, une minoration de 5 % de la valeur de retrait peut s’appliquer lorsque le retrait intervient dans les huit (8) années suivant l’investissement. C’est le point de vigilance le plus important à connaître sur les frais.

À côté de cela, même sans frais de sortie, certains coûts peuvent exister selon les supports détenus :

  • sur certains ETF, des frais de transaction peuvent s’appliquer lors des opérations de vente/achat,
  • plus généralement, les unités de compte peuvent intégrer des frais propres aux supports (frais de gestion du fonds, frais internes, etc.).

Enfin, il faut bien distinguer les frais du contrat d’un autre élément qui réduit parfois le montant reçu : la fiscalité. Même lorsque les frais de sortie sont à 0 %, un rachat peut être soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux sur la part correspondant aux gains.

Quelle fiscalité en cas de rachat d’assurance-vie ?

La fiscalité est souvent le point qui inquiète le plus lors d’un rachat d’assurance-vie. En réalité, les règles sont claires et relativement favorables, à condition de bien comprendre ce qui est imposé, quand, et comment.

Mode d’imposition Prélèvement forfaitaire (par défaut) Barème progressif (sur option)
Principe Taxation forfaitaire des gains lors d’un rachat Taxation des gains au barème de l’impôt sur le revenu
Contrat < 8 ans 12,8 % sur les gains Selon votre tranche d’imposition (TMI)
Contrat ≥ 8 ans 7,5 % sur les gains après abattement annuel Selon votre tranche d’imposition (TMI), après abattement annuel si applicable
Abattement annuel 4 600 € (personne seule) / 9 200 € (couple) sur les gains (contrat ≥ 8 ans) 4 600 € / 9 200 € sur les gains (contrat ≥ 8 ans)
Prélèvements sociaux S’ajoutent dans tous les cas (taux en vigueur) S’ajoutent dans tous les cas (taux en vigueur)
À quel moment ? Acompte prélevé au rachat puis régularisation l’année suivante (déclaration de revenus) Choix exercé via la déclaration de revenus l’année suivante (régularisation)
Quand c’est intéressant ? Souvent pertinent si votre TMI est élevée ou si vous souhaitez une taxation simple Peut être intéressant si votre TMI est faible ou si vous avez peu d’autres revenus imposables

Quelle part est imposée ?

Lors d’un rachat d’assurance-vie, vous ne payez pas d’impôt sur tout ce que vous retirez. Le montant racheté est toujours composé de deux éléments :

  • le capital : ce sont vos versements (versement initial + versements complémentaires)
  • les gains : ce sont les intérêts / plus-values générés par le contrat

Seuls les gains sont imposés et soumis aux prélèvements sociaux.
Vos versements (le capital) ne sont pas imposés lors du rachat.

Autre point important : l’assureur calcule automatiquement la part “gains” dans votre rachat. Ce n’est pas vous qui choisissez si vous “retirez d’abord le capital” ou “d’abord les intérêts”. En pratique, l’administration applique un principe de proportion : chaque rachat est considéré comme contenant une part de capital + une part de gains, dans la même proportion que celle qui existe dans le contrat au moment du rachat.

💡 Exemple simple

Si votre contrat vaut 20 000 € et que vous avez versé 16 000 €, alors vous avez 4 000 € de gains.

Votre contrat contient donc environ 80 % de capital (16 000 / 20 000) et 20 % de gains (4 000 / 20 000).

Si vous rachetez 5 000 €, l’assureur considérera qu’il y a environ :

  • 4 000 € de capital (non imposé)
  • 1 000 € de gains (imposés + prélèvements sociaux)

C’est ce mécanisme qui explique pourquoi, même en retirant une grosse somme, vous n’êtes imposé que sur la partie “gains” incluse dans ce retrait.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s’envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d’unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Fiscalité selon l’ancienneté du contrat

L’ancienneté de votre contrat d’assurance-vie est un critère déterminant pour la fiscalité appliquée lors d’un rachat. Plus le contrat est ancien, plus le cadre fiscal est favorable.

On distingue principalement deux situations.

Contrat de moins de 8 ans

Si votre assurance-vie a été ouverte depuis moins de 8 ans, les gains inclus dans le rachat sont imposés sans abattement.

Cela signifie que :

  • l’intégralité de la part correspondant aux gains est prise en compte pour l’imposition,
  • il n’existe pas de seuil d’exonération spécifique lié à la durée.

Cette fiscalité reste néanmoins proportionnelle uniquement aux gains, jamais au capital versé.

Contrat de 8 ans ou plus

À partir de la 8ᵉ année, l’assurance-vie bénéficie d’un régime nettement plus avantageux.

Les gains inclus dans vos rachats profitent alors d’un abattement annuel en assurance-vie, appliqué sur l’ensemble des rachats effectués dans l’année :

  • 4 600 € d’abattement pour une personne seule,
  • 9 200 € pour un couple soumis à une imposition commune.

Concrètement, tant que le total des gains rachetés dans l’année reste inférieur à cet abattement, aucun impôt sur le revenu n’est dû sur ces gains (hors prélèvements sociaux).

⚠️ Points importants à connaître

  • • L’abattement est annuel : il se renouvelle chaque année civile.
  • • Il s’applique à tous les contrats d’assurance-vie confondus, et non contrat par contrat.
  • • Il concerne uniquement l’impôt sur le revenu et ne s’applique pas aux prélèvements sociaux.

Cette règle explique pourquoi l’assurance-vie est souvent utilisée comme un outil de complément de revenus, notamment à la retraite, via des rachats réguliers et maîtrisés.

Prélèvement forfaitaire ou imposition au barème

Lors d’un rachat d’assurance-vie, les gains imposables peuvent être taxés selon deux modes possibles. Le choix dépend de votre situation fiscale et de ce qui est le plus avantageux pour vous.

Le prélèvement forfaitaire

Par défaut, les gains issus d’un rachat sont soumis à un prélèvement forfaitaire, dont le taux dépend de l’ancienneté du contrat :

  • Contrat de moins de 8 ans : les gains sont soumis à un prélèvement forfaitaire de 12,8 %.
  • Contrat de 8 ans ou plus : les gains sont soumis à un prélèvement forfaitaire de 7,5 %, après application de l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € selon votre situation familiale.

À ce prélèvement s’ajoutent dans tous les cas les prélèvements sociaux, au taux en vigueur, qui viennent s’ajouter à l’impôt sur le revenu.

En pratique, l’assureur prélève un acompte au moment du rachat. Cet acompte n’est pas toujours définitif : il sera régularisé lors de votre déclaration de revenus l’année suivante. Par exemple, sur Louve Infinity, CORUM Life prélève, l’année du rachat, un prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) à titre d’acompte au moment du versement des sommes rachetées. L’année suivante, l’imposition est régularisée lors de la déclaration de revenus (avec possibilité d’opter pour le PFU ou le barème progressif), et un trop-perçu éventuel peut être restitué.

L’imposition au barème progressif

Vous avez également la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, à la place du prélèvement forfaitaire.

Cette option peut être intéressante si :

  • votre tranche marginale d’imposition est faible,
  • ou si vous bénéficiez de peu ou pas d’autres revenus imposables.

⚠️ Point important

L’option pour le barème progressif est globale. Cela signifie qu’elle s’applique à l’ensemble de vos revenus financiers de l’année, et pas uniquement aux gains issus de l’assurance-vie. Ce choix doit donc être fait avec prudence.

Comment choisir la meilleure option ?

Il n’existe pas de règle universelle. Le bon choix dépend :

  • de l’ancienneté de votre contrat,
  • du montant des gains inclus dans le rachat,
  • de votre niveau de revenus et de votre tranche d’imposition.

Dans certains cas, le prélèvement forfaitaire est plus simple et plus lisible. Dans d’autres, le barème progressif permet de réduire l’impôt. Une simulation permet souvent de trancher.

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Comment est calculée la part d’intérêts dans un rachat ?

Pour comprendre la fiscalité d’un rachat d’assurance-vie, il est essentiel de savoir comment l’assureur détermine la part d’intérêts incluse dans la somme retirée. Cette mécanique repose sur un principe simple, mais souvent mal compris.

Le principe de la quote-part intérêts / capital

Lors d’un rachat, l’administration fiscale considère que la somme retirée est composée à la fois de capital et d’intérêts, dans les mêmes proportions que celles existant dans le contrat au moment du rachat.

Autrement dit, il n’est pas possible de choisir de retirer uniquement le capital ou uniquement les gains. Chaque rachat est automatiquement ventilé entre :

  • une part correspondant à vos versements (le capital),
  • une part correspondant aux gains générés par le contrat.

Cette répartition se fait au prorata de la composition globale du contrat à la date du rachat.

Pourquoi seule une partie du rachat est imposée ?

Ce mécanisme explique pourquoi seule une fraction du rachat est soumise à l’impôt.

La part correspondant au capital n’est jamais imposée, car il s’agit d’argent déjà versé et déjà imposé lors de sa perception (salaires, revenus, etc.).
En revanche, la part correspondant aux intérêts est considérée comme un revenu financier : c’est uniquement cette part qui est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Plus votre contrat est ancien et plus la part de capital est importante par rapport aux gains, plus la fiscalité d’un rachat est allégée, à montant retiré égal.

Exemple concret de calcul d’un rachat

💡 Exemple simple : comment se calcule la part imposable lors d’un rachat ?

Prenons un exemple simple pour illustrer ce principe. Vous avez versé 30 000 € sur votre assurance-vie. La valeur totale de votre contrat est aujourd’hui de 36 000 €. Votre contrat contient donc 6 000 € de gains.

La composition du contrat est la suivante :

  • 83,3 % de capital (30 000 € / 36 000 €)
  • 16,7 % de gains (6 000 € / 36 000 €)

Si vous effectuez un rachat de 12 000 €, l’assureur considérera que ce rachat comprend :

  • • environ 10 000 € de capital (non imposé)
  • • environ 2 000 € de gains (imposés et soumis aux prélèvements sociaux)

La fiscalité s’appliquera donc uniquement sur ces 2 000 €, et non sur la totalité des 12 000 € retirés.

Cet exemple est donné à titre pédagogique. La part exacte de gains imposables dépend de la composition réelle du contrat au moment du rachat.

Ce mode de calcul est automatique et identique pour tous les contrats d’assurance-vie. Il constitue l’un des principaux atouts de l’assurance-vie en matière de souplesse et de fiscalité, notamment lorsque les rachats sont réalisés de façon progressive et maîtrisée.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s’envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d’unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Rachat ou avance sur assurance-vie : quelle différence ?

Lorsqu’un besoin de liquidités se présente, l’assurance-vie offre deux solutions distinctes : le rachat et l’avance. Elles permettent toutes deux d’obtenir de l’argent, mais leur fonctionnement et leurs conséquences sont très différents.

Le rachat : un retrait définitif de l’épargne

Le rachat consiste à retirer une partie ou la totalité de l’épargne investie sur le contrat. Les sommes rachetées sortent définitivement de l’assurance-vie.

Un rachat entraîne plusieurs conséquences :

  • le capital investi sur le contrat diminue,
  • la part de gains incluse dans le rachat peut être imposée et soumise aux prélèvements sociaux,
  • en cas de rachat total, le contrat est clôturé définitivement.

Le rachat est donc adapté lorsque l’on souhaite utiliser durablement son épargne : financer un projet, compléter des revenus ou réorganiser son patrimoine.

L’avance : un prêt accordé par l’assureur

L’avance fonctionne différemment. Il s’agit d’un prêt accordé par l’assureur, garanti par l’épargne placée sur le contrat. L’argent perçu n’est pas un retrait.

Concrètement :

  • le contrat d’assurance-vie reste intact,
  • il n’y a pas de rachat, donc pas de fiscalité immédiate,
  • l’avance doit être remboursée dans un délai prévu par le contrat, avec des intérêts.

Pendant la durée de l’avance, l’épargne continue d’être investie. En revanche, si l’avance n’est pas remboursée, l’assureur pourra se rembourser en effectuant un rachat sur le contrat.

Dans quels cas privilégier le rachat ou l’avance ?

Le choix entre rachat et avance dépend principalement de l’objectif et de la durée du besoin de trésorerie.

Le rachat est généralement privilégié lorsque :

  • le besoin de liquidités est durable,
  • vous acceptez de réduire votre épargne,
  • la fiscalité du rachat est maîtrisée ou peu pénalisante.

L’avance peut être pertinente lorsque :

  • le besoin est temporaire,
  • vous souhaitez éviter une imposition immédiate,
  • vous prévoyez de rembourser la somme dans un délai raisonnable.

Dans la pratique, le rachat est plus simple et plus courant. L’avance, plus technique, peut toutefois être un outil intéressant dans certaines situations spécifiques, à condition d’en maîtriser les contraintes.

Le rachat a-t-il un impact sur la performance du contrat ?

Oui, et l’impact peut être mécanique (moins de capital investi), mais aussi très concret selon les supports (fonds euro vs unités de compte) et selon votre mode de gestion (libre vs profilée).

Effet du rachat sur le capital investi

Un rachat a d’abord un effet très simple : il réduit l’épargne investie sur votre assurance-vie. À partir du moment où une partie du capital sort, ce capital ne peut plus générer de gains futurs dans le contrat. C’est l’impact le plus direct sur la performance : la base d’investissement diminue.

Sur Louve Infinity, le rachat correspond à la valeur atteinte du contrat à la date d’effet de l’opération :

  • pour la part investie sur le fonds euro, c’est la valeur atteinte à la date d’effet du rachat ;
  • pour la part investie en unités de compte, c’est le nombre de parts détenues multiplié par leur valeur liquidative à la date d’effet.

Autre point très concret : en cas de rachat partiel, l’épargne restante sur le contrat doit rester supérieure à 5 000 €. Autrement dit, vous ne pouvez pas “vider” presque tout le contrat via un rachat partiel : en dessous de ce seuil, il faudra passer par un rachat total.

Rachats partiels et stratégie d’investissement à long terme

Un rachat partiel peut parfaitement s’inscrire dans une stratégie patrimoniale de long terme, à condition qu’il soit anticipé et maîtrisé. Le problème ne vient pas du rachat en lui-même, mais de sa répétition ou de son ampleur.

Sur le long terme, des rachats trop fréquents peuvent :

  • réduire progressivement la capacité du contrat à générer de la performance,
  • déséquilibrer l’allocation initialement prévue,
  • obliger à revoir la stratégie d’investissement plus tôt que prévu.

Sur Louve Infinity, ce point est renforcé par des règles de répartition à respecter en gestion libre :

  • le fonds euro ne peut pas représenter plus de 10 % de l’épargne totale,
  • les SCPI ne peuvent pas dépasser 55 % de l’épargne totale.

Après un rachat (et a fortiori après plusieurs rachats), ces seuils doivent toujours être respectés. Cela signifie qu’un rachat peut parfois entraîner la nécessité de réajuster l'allocation par un arbitrage, même si l’objectif initial n’était pas de modifier la stratégie.

En pratique, un rachat partiel fonctionne bien lorsqu’il est intégré dès le départ comme un outil de pilotage (complément de revenus, décaissement progressif), et non comme une solution improvisée.

Fonds euros vs unités de compte : ce qui change lors d’un rachat

L’impact d’un rachat sur la performance dépend fortement des supports sur lesquels porte le rachat. La mécanique n’est pas la même entre le fonds euro et les unités de compte, et le timing peut jouer un rôle important.

Sur le fonds euro, la valorisation est stable : le rachat se fait sur la valeur atteinte à la date d’effet du rachat. Il n’y a pas de risque de marché à court terme.

En revanche, un point clé doit être connu : la participation aux bénéfices du fonds euro est créditée une fois par an, avec une date de valeur au 31 décembre. En cas de désinvestissement total du fonds euro en cours d’année, aucun montant lié à la participation aux bénéfices de l’année en cours n’est dû.

Autrement dit, sortir totalement du fonds euro avant la fin de l’année peut conduire à renoncer à la rémunération annuelle.

Sur les unités de compte, le rachat implique un désinvestissement réel des supports :

  • le montant racheté correspond au nombre de parts détenues multiplié par leur valeur liquidative à la date d’effet du rachat,
  • si la valeur liquidative n’est pas quotidienne, la valorisation se fait sur la prochaine valeur connue,
  • pour les supports immobiliers comme les SCPI, la valeur retenue est généralement la dernière valeur de part connue.

Dans ce cas, le timing est plus sensible : un rachat peut cristalliser une moins-value si les marchés sont bas, ou au contraire sécuriser un gain si les supports ont bien performé. C’est pourquoi un rachat sur unités de compte mérite souvent une réflexion sur le moment choisi.

Faut-il arbitrer avant de procéder à un rachat ?

Dans certains cas, arbitrer avant de racheter peut permettre de limiter l’impact du rachat sur la performance du contrat. L’objectif est alors de choisir sur quels supports porte le rachat, plutôt que de le subir.

Cependant, cette possibilité dépend du mode de gestion :

  • en gestion libre, il est possible de modifier la répartition des supports avant un rachat, sous réserve de respecter les règles d’allocation du contrat ;
  • en gestion profilée, les arbitrages ne sont pas possibles : le rachat s’effectue automatiquement au prorata des supports de la formule.

Arbitrer avant un rachat peut être pertinent lorsque :

  • certains supports sont temporairement en baisse,
  • vous souhaitez privilégier le rachat sur une poche plus stable (par exemple le fonds euro),
  • vous voulez préserver une partie de l’allocation long terme.

En revanche, multiplier les arbitrages uniquement pour préparer un rachat peut aussi complexifier la gestion et générer des effets non souhaités. L’arbitrage doit donc rester un outil d’ajustement, et non une solution systématique.

Rachat d’assurance-vie et transmission : points de vigilance

Un rachat d’assurance-vie peut avoir des conséquences directes sur la transmission du patrimoine. Même s’il est techniquement simple, il modifie l’équilibre du contrat et peut remettre en cause certains objectifs successoraux.

Impact du rachat sur le capital transmis aux bénéficiaires

Lorsqu’un rachat est effectué sur une assurance-vie, le capital retiré sort définitivement du contrat. Ce point est fondamental : une somme rachetée ne fera plus partie du capital transmis aux bénéficiaires au décès.

En pratique :

  • un rachat partiel réduit le capital qui sera transmis,
  • un rachat total met fin au contrat et supprime totalement la transmission via l’assurance-vie.

Sur un contrat comme Louve Infinity, le capital décès correspond à la valeur atteinte du contrat au jour du décès. Chaque rachat diminue donc mécaniquement cette valeur future.
Si l’assurance-vie avait été utilisée pour transmettre un capital précis (par exemple un montant destiné à un enfant ou à un conjoint), un rachat peut remettre en cause cet objectif.

C’est pour cette raison qu’un rachat doit toujours être analysé non seulement sous l’angle de la trésorerie ou de la fiscalité, mais aussi sous l’angle patrimonial et successoral.

Rachat et cohérence avec la clause bénéficiaire

Un rachat d’assurance-vie peut créer un décalage entre la clause bénéficiaire telle qu’elle a été rédigée et la réalité du capital restant sur le contrat.

La clause bénéficiaire est souvent pensée pour :

  • transmettre un montant significatif,
  • avantager un ou plusieurs bénéficiaires précis,
  • ou organiser une répartition équilibrée entre plusieurs personnes.

Lorsqu’un rachat intervient, surtout s’il est important ou répété, le capital restant peut devenir incohérent avec l’intention initiale. Par exemple :

  • un bénéficiaire désigné pour recevoir un capital important peut finalement percevoir une somme bien plus faible,
  • une répartition en pourcentage peut perdre son sens si le capital a fortement diminué.

⚠️ Autre point essentiel

Si le bénéficiaire a accepté la clause bénéficiaire, le souscripteur ne peut plus effectuer de rachat, partiel ou total, sans l’accord préalable du ou des bénéficiaires acceptants. Cette acceptation rend la clause bénéficiaire irrévocable et peut bloquer toute sortie non concertée.

Sur un contrat comme Louve Infinity, cette règle s’applique pleinement. Elle vise à protéger les droits du bénéficiaire, mais elle peut aussi limiter la liberté du souscripteur s’il n’a pas anticipé cette acceptation.

C’est pourquoi il est important de vérifier régulièrement que la clause bénéficiaire reste cohérente avec l’évolution du contrat et avec les rachats déjà réalisés.

Anticiper les conséquences successorales d’un rachat

Un rachat d’assurance-vie peut nécessiter une relecture complète de la stratégie successorale, même s’il ne porte que sur une partie du contrat.

En effet, les sommes rachetées sortent du cadre de l’assurance-vie. Si elles ne sont pas consommées, elles réintègrent le patrimoine personnel et seront alors soumises aux règles classiques de la succession (droits, réserve héréditaire, partage entre héritiers).

Après un rachat important, il peut donc être nécessaire :

  • de mettre à jour la clause bénéficiaire, pour qu’elle reste cohérente avec le capital restant,
  • de réfléchir au réemploi des sommes rachetées (donation, nouvel investissement, autre enveloppe),
  • de vérifier que la transmission prévue respecte toujours vos objectifs familiaux.

Sur un contrat comme Louve Infinity, où l’assurance-vie est souvent utilisée comme outil central de transmission, un rachat doit être envisagé comme un acte patrimonial structurant, et pas uniquement comme une décision de trésorerie.

Dans quels cas le rachat d’assurance-vie est-il pertinent ?

Le rachat n’est ni une erreur ni un échec de stratégie. Il devient pertinent lorsqu’il répond à un besoin clair, identifié, et cohérent avec l’objectif initial du contrat.

Besoin ponctuel de liquidités

Le rachat est souvent utilisé pour faire face à un besoin de trésorerie immédiat, sans passer par un crédit.

Cela peut concerner, par exemple :

  • une dépense imprévue,
  • des travaux,
  • un apport pour un projet personnel ou familial,
  • ou un besoin temporaire de liquidités.

Dans ce cas, le rachat permet de mobiliser une épargne déjà constituée, sans créer de nouvel endettement. Lorsqu’il est ponctuel et mesuré, son impact sur la performance long terme du contrat reste généralement limité.

Complément de revenus (retraite, baisse de revenus)

Le rachat peut aussi s’inscrire dans une logique de complément de revenus, notamment :

  • au moment de la retraite,
  • lors d’une baisse temporaire ou durable des revenus,
  • ou pour lisser un niveau de vie dans le temps.

L’assurance-vie est particulièrement adaptée à cet usage, car les rachats peuvent être fractionnés, étalés dans le temps, et optimisés fiscalement, surtout lorsque le contrat a plus de 8 ans.

Dans ce cadre, le rachat n’est pas une sortie subie, mais un outil de pilotage de l’épargne.

Réorganisation ou réallocation du patrimoine

Enfin, le rachat peut être pertinent dans une logique de réorganisation patrimoniale.

Par exemple :

  • pour réinvestir dans un autre projet ou une autre enveloppe,
  • pour simplifier son patrimoine,
  • ou pour adapter sa stratégie à une nouvelle situation personnelle ou professionnelle.

Dans ce cas, le rachat doit être pensé comme une étape dans une stratégie globale, et non comme une décision isolée. Il peut être combiné à des arbitrages, à de nouveaux investissements ou à une refonte plus large de l’allocation patrimoniale.

Le rachat d’assurance-vie est un mécanisme central de cette enveloppe d’épargne : il offre une souplesse réelle, mais implique des choix structurants. Bien utilisé, il permet de répondre à un besoin de liquidités, de compléter des revenus ou d’adapter sa stratégie patrimoniale à une nouvelle situation.

Pour autant, un rachat ne doit jamais être décidé à la légère. Son impact ne se limite pas à la fiscalité : il concerne aussi la performance future du contrat, la répartition des supports, et parfois même les objectifs de transmission. Comprendre précisément ce qui est imposé, comment la part de gains est calculée et quelles sont les conséquences à long terme est essentiel pour éviter les mauvaises surprises.

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Assurance-vie Louve Infinity

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Victor Déré est conseiller en gestion de patrimoine, avec une certification professionnelle à l'examen AMF. Expert SCPI chez Louve Invest et président d’Absolu Patrimoine.

Diplômé de l’IPAG Business School, il accompagne depuis plus de dix ans particuliers et dirigeants dans la structuration de leur patrimoine.

Les questions fréquentes

Peut-on faire plusieurs rachats sur une assurance-vie ?

Oui. Il est possible d’effectuer plusieurs rachats partiels, ponctuels ou réguliers, tant que le contrat reste ouvert et que l’épargne minimale requise est respectée.

Le rachat remet-il à zéro l’ancienneté fiscale du contrat ?

Non. Un rachat partiel ne remet jamais en cause l’ancienneté fiscale du contrat. En revanche, un rachat total entraîne la clôture définitive du contrat.

Faut-il déclarer un rachat d’assurance-vie aux impôts ?

Oui. Les gains imposables issus d’un rachat doivent être déclarés l’année suivante, même si un acompte a déjà été prélevé par l’assureur au moment du rachat.

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