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assurance-vie conjoint survivant

Assurance-vie : protéger son conjoint en succession

Conjoint, partenaire de PACS ou concubin : découvrez comment l'assurance-vie protège le survivant grâce à une fiscalité avantageuse et la clause bénéficiaire.
Clément Renault
Mis à jour le

24/6/26

L’assurance-vie présente un risque de perte en capital selon les supports choisis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L'essentiel à retenir :
  • Dans le fonctionnement de l'assurance-vie, le capital transmis au bénéficiaire ne fait pas partie de la succession. Il échappe au droit civil et est régi par le Code des assurances (art. L132-12).
  • Le conjoint marié et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale sur les capitaux reçus, sans plafond. Le concubin, lui, est taxé à 60 % hors assurance-vie, contre un abattement de 152 500 € via l'assurance-vie.
  • La clause bénéficiaire doit être rédigée avec soin. Le terme "conjoint" dans une clause standard ne couvre pas le partenaire de PACS ni le concubin. Ces derniers doivent être désignés par leur état civil complet.
  • La clause démembrée permet de transmettre l'usufruit au conjoint et la nue-propriété aux enfants. Les enfants récupèrent leur créance au décès du conjoint sans droits supplémentaires.
  • Les versements effectués avant 70 ans bénéficient du régime fiscal le plus favorable. Il vaut mieux ouvrir un contrat tôt et alimenter avant cet âge.
Icônes représentant un calendrier avec la date 31, un document avec un graphique et une loupe indiquant l'analyse de données.

Investir en

assurance-vie

Le décès d'un conjoint s'accompagne souvent de complications patrimoniales. L'assurance-vie permet de transmettre un capital directement au conjoint survivant, en dehors des règles de la succession transmission, avec une fiscalité très avantageuse. Mais tout dépend de votre statut matrimonial et de la façon dont vous rédigez la clause bénéficiaire.

L'assurance-vie, un outil hors succession pour protéger son conjoint

Dans le fonctionnement de l'assurance-vie, un principe clé la distingue de tous les autres placements : le capital ne fait pas partie de la succession du défunt. Il est régi par le Code des assurances (art. L132-12) et non par le droit civil.

Concrètement, cela produit deux effets.

Le capital est versé directement au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans la clause bénéficiaire, sans passer par la succession, sans notaire, sans partage avec les autres héritiers. Le conjoint survivant reçoit les fonds rapidement, souvent en quelques semaines.

Les règles de la réserve héréditaire ne s'appliquent pas à l'assurance-vie. La réserve héréditaire, c'est la part minimale que la loi réserve aux enfants. Vous pouvez donc transmettre à votre conjoint un capital supérieur à ce que le droit commun des successions autoriserait.

⚠️ À noter

Cette liberté n'est pas sans limite. Les héritiers réservataires peuvent contester des versements jugés manifestement exagérés au regard de la situation patrimoniale du souscripteur. Un tribunal appréciera alors au cas par cas.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s'envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d'unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Conjoint, partenaire de PACS, concubin : des situations très différentes

Le mot "conjoint survivant" recouvre trois situations très différentes sur le plan juridique et fiscal :

  • Le conjoint marié est l'héritier légal. Il est exonéré de droits de succession et bénéficie d'une exonération totale sur les capitaux reçus via l'assurance-vie, sans plafond, quelle que soit la date des versements.
  • Le partenaire de PACS bénéficie de la même exonération fiscale sur les capitaux décès. Mais il n'est pas héritier légal : sans testament rédigé en sa faveur, il ne reçoit rien de la succession. L'assurance-vie est donc un outil indispensable pour les couples pacsés.
  • Le concubin n'est pas héritier légal et est taxé à 60 % sur tout ce qu'il reçoit par succession. L'assurance-vie lui offre un régime bien plus favorable : un abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les versements effectués avant les 70 ans du souscripteur (art. 990 I du CGI).
Critère Conjoint marié Partenaire de PACS Concubin
Statut successoral Héritier légal Légataire (si testament) Légataire (si testament)
Droits de succession hors AV Exonération totale Exonération totale 60 % (après abattement 1 594 €)
Fiscalité AV avant 70 ans Exonération totale Exonération totale Abattement 152 500 €, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà
Fiscalité AV après 70 ans Exonération totale Exonération totale Abattement global 30 500 €, puis droits de succession à 60 %
Intérêt de l'assurance-vie Civil (hors succession, rapidité) Civil + fiscal (compense l'absence de statut d'héritier) Fiscal (régime bien plus favorable qu'hors AV)

💡 Exemple concret

Paul et Sophie vivent en concubinage. Paul a versé 300 000 € sur son assurance-vie avant 70 ans et a désigné Sophie bénéficiaire. Au décès de Paul, Sophie reçoit 152 500 € sans impôt, puis paie 20 % sur les 147 500 € restants, soit 29 500 €. Elle perçoit 270 500 €. Sans assurance-vie, un testament en sa faveur l'aurait soumise à 60 % sur cette même somme, soit environ 178 000 € d'impôt.

La clause bénéficiaire : comment bien protéger son conjoint ?

La clause bénéficiaire désigne la personne qui recevra le capital au décès du souscripteur. C'est la pièce centrale de la protection du conjoint. Sans clause rédigée correctement, le capital réintègre la succession et perd tous ses avantages.

La plupart des assureurs proposent une clause standard : "mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers." Cette formulation convient aux couples mariés. Mais elle ne protège pas le partenaire de PACS ni le concubin : le terme "conjoint" désigne uniquement la personne liée par le mariage.

Pour un partenaire de PACS ou un concubin, la désignation doit être nominative : nom, prénom, date de naissance. Une désignation floue ou absente peut suffire à faire perdre le bénéfice du contrat.

Il faut aussi penser à mettre à jour la clause après chaque changement de situation : mariage, divorce, décès du bénéficiaire, nouvelle union. Un ex-conjoint désigné par erreur pourrait percevoir le capital à votre place.

Avec Louve Infinity, vous pouvez rédiger une clause bénéficiaire libre, c'est-à-dire personnalisée selon votre situation. Vous n'êtes pas limité à une clause standard imposée par l'assureur.

⚠️ À noter

Si votre conjoint a accepté formellement le bénéfice du contrat (on parle de "bénéficiaire acceptant"), vous ne pouvez plus modifier la clause sans son accord. Vérifiez ce point avant toute modification.

Il existe trois grands types de clauses bénéficiaires :

  • La clause standard désigne le conjoint en qualité, sans préciser son identité. Elle est simple à mettre en place mais peu adaptée aux situations complexes (famille recomposée, plusieurs unions).
  • La clause sur-mesure désigne le bénéficiaire par son état civil complet et peut prévoir une répartition entre plusieurs bénéficiaires. Elle est plus précise et réduit le risque de litige.
  • La clause démembrée attribue l'usufruit au conjoint et la nue-propriété aux enfants. C'est l'option la plus complète pour les familles qui veulent protéger le conjoint et préparer la transmission aux enfants. Nous y revenons dans la section suivante.
Icônes représentant un calendrier avec la date 31, un document avec un graphique et une loupe indiquant l'analyse de données.

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La clause démembrée : protéger son conjoint sans léser ses enfants

La clause bénéficiaire démembrée permet de combiner deux objectifs : protéger le conjoint survivant et garantir la transmission aux enfants.

Le principe est simple. Le conjoint reçoit l'usufruit du capital, les enfants reçoivent la nue-propriété. En pratique, le conjoint perçoit les sommes et peut les utiliser librement. Les enfants récupèrent une créance équivalente au décès du conjoint, sans avoir à payer de droits de succession supplémentaires à ce moment-là.

Ce mécanisme s'appelle le quasi-usufruit. Le conjoint devient débiteur d'une somme équivalente envers les enfants (les nus-propriétaires). Cette dette est déductible de l'actif successoral au décès du conjoint, ce qui réduit les droits à payer par les enfants.

💡 Exemple concret

Marc décède et laisse 200 000 € sur son assurance-vie avec une clause démembrée. Son épouse reçoit l'usufruit : elle perçoit les 200 000 € et peut les dépenser. Ses deux enfants reçoivent la nue-propriété : ils ont une créance de 200 000 € sur leur mère. Au décès de celle-ci, cette créance est déduite de sa succession. Les enfants ne paient pas de droits sur ces 200 000 €.

La clause démembrée est particulièrement adaptée dans deux situations : les familles recomposées, où le souscripteur veut protéger son conjoint sans priver ses enfants d'une première union, et les patrimoines importants, où l'optimisation fiscale à deux générations a un impact réel.

⚠️ À noter

La clause démembrée doit être rédigée avec soin, idéalement avec l'aide d'un notaire. Une mauvaise rédaction peut créer des conflits entre le conjoint et les enfants au moment du règlement.

Assurance-vie et autres outils de protection du conjoint

L'assurance-vie n'est pas le seul outil pour protéger son conjoint. Elle s'utilise souvent en complément d'autres mécanismes juridiques.

La donation au dernier vivant (aussi appelée donation entre époux) permet d'élargir les droits du conjoint survivant dans la succession. Sans elle, le conjoint marié a le choix entre l'usufruit de toute la succession ou le quart en pleine propriété. Avec elle, ses options s'élargissent selon la composition de la famille. Elle est réservée aux couples mariés et se fait par acte notarié.

Le testament permet de désigner le partenaire de PACS ou le concubin comme légataire et de préciser la répartition des biens. Sans testament, le partenaire de PACS et le concubin ne reçoivent rien de la succession.

Outil Pour qui Avantage principal Limite
Assurance-vie Tous (marié, PACS, concubin) Capital hors succession, fiscalité avantageuse, versement rapide Primes manifestement exagérées contestables
Donation au dernier vivant Couples mariés uniquement Élargit les droits du conjoint dans la succession Ne protège pas les biens hors succession
Testament Tous Permet de transmettre au partenaire de PACS ou concubin Limité par la réserve héréditaire en présence d'enfants

Ces trois outils sont complémentaires. Un couple marié avec enfants peut par exemple combiner une assurance-vie (pour transmettre un capital hors succession rapidement), une donation au dernier vivant (pour élargir les droits dans la succession) et un testament (pour préciser la répartition des autres biens).

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s'envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d'unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Louve Infinity pour préparer la transmission à son conjoint

Louve Infinity est le contrat d'assurance-vie proposé par Louve Invest. Il permet de préparer la transmission à son conjoint dans de bonnes conditions.

La clause bénéficiaire est disponible en version standard ou libre. La clause standard convient aux couples mariés sans situation familiale complexe. La clause libre permet de rédiger une désignation personnalisée, adaptée à votre situation : partenaire de PACS, concubin, répartition entre plusieurs bénéficiaires.

Le contrat est accessible dès 5 000 €. Vous pouvez investir sur des fonds en euros ou des unités de compte, et ajuster votre allocation à tout moment. Les versements programmés permettent de constituer progressivement un capital à transmettre.

Ouvrir un contrat tôt a un avantage concret : l'antériorité fiscale. Plus le contrat est ancien, plus la fiscalité sur les rachats est favorable. Et pour la transmission, l'âge des versements compte : les primes versées avant 70 ans bénéficient du régime le plus avantageux (abattement de 152 500 € par bénéficiaire).

⚠️ À noter

Les versements effectués après 70 ans entrent dans un régime fiscal différent : un abattement global de 30 500 € tous contrats confondus, puis droits de succession selon le lien de parenté. Pour le conjoint marié et le partenaire de PACS, l'exonération reste totale.

Homme d'affaires en costume bleu travaillant sur un ordinateur portable avec une tasse de café à côté.

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Clément Renault est ingénieur (École des Ponts, MSc Stanford) et alumni Y Combinator W18.

Après avoir été data scientist dans la Silicon Valley puis co‑fondateur de la start‑up de navires autonomes Shone, il revient en 2021 pour lancer Louve Invest, la fintech qui démocratise l’investissement SCPI, qu’il dirige aujourd’hui en tant que CEO.

Assurance-vie,

les questions
fréquentes

Main déposant une carte dans un bâtiment stylisé avec des piles de pièces de monnaie à côté.
L'assurance-vie est-elle imposable pour le conjoint survivant ?
Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale sur les capitaux reçus d'un contrat d'assurance-vie, sans plafond et quelle que soit la date des versements. C'est l'un des grands avantages de l'assurance-vie en matière de succession : même des sommes importantes peuvent être transmises sans aucune fiscalité.
Que se passe-t-il si je n'ai pas désigné mon conjoint comme bénéficiaire ?
Sans clause bénéficiaire précisant votre conjoint, le capital de l'assurance-vie réintègre votre succession et est soumis au droit commun des successions. Il sera alors partagé entre les héritiers légaux selon les règles civiles habituelles, perdant ainsi tous les avantages fiscaux et civils propres à l'assurance-vie. C'est pourquoi la rédaction de la clause bénéficiaire est une étape indispensable.
Mon partenaire de PACS a-t-il les mêmes droits que mon conjoint sur mon assurance-vie ?
Sur le plan fiscal, oui : le partenaire de PACS bénéficie de la même exonération totale que le conjoint marié sur les capitaux décès issus de l'assurance-vie. En revanche, sur le plan successoral, la situation diffère : le partenaire de PACS n'est pas héritier légal. Sans testament en sa faveur, il ne reçoit rien de votre succession hors assurance-vie. L'assurance-vie est donc particulièrement stratégique pour les couples pacsés.
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