La gestion de l’assurance-vie ne se limite plus à ouvrir un contrat et à le conserver toute une vie. En 2026, les épargnants disposent de plus d’options pour structurer leur épargne, optimiser la fiscalité et diversifier leurs investissements. Dans ce contexte, avoir plusieurs assurances-vie peut devenir un véritable levier stratégique. Encore faut-il comprendre dans quels cas cette approche est pertinente. Voici trois raisons concrètes qui expliquent pourquoi de plus en plus d’épargnants font ce choix.
Les essentiels à retenir :
- La fiscalité de l’assurance-vie s’applique contrat par contrat, ce qui permet de combiner ancienneté fiscale et contrats plus récents.
- Tous les contrats n’offrent pas le même accès aux ETF, SCPI, fonds euros ou obligations, d’où l’intérêt de les compléter.
- Avoir plusieurs assurances-vie permet de répartir le risque assureur, la garantie FGAP étant plafonnée à 70 000 € par assureur.
- Multiplier les contrats n’a de sens que s’ils ont chacun un rôle précis dans la stratégie d’épargne.
L’assurance-vie doit en grande partie son succès à sa fiscalité attractive. Mais ce que beaucoup d’épargnants ignorent, c’est que cette fiscalité se raisonne contrat par contrat, et surtout dans le temps. C’est précisément pour cette raison qu’avoir plusieurs assurances-vie peut devenir un véritable levier d’optimisation.
L’antériorité fiscale : un avantage clé
En assurance-vie, le temps joue en faveur de l’épargnant. Après 8 ans de détention, les gains retirés bénéficient d’un cadre fiscal particulièrement avantageux, avec notamment un abattement annuel sur les intérêts et une imposition allégée au-delà.
Ouvrir un contrat tôt permet donc de “prendre date” fiscalement. Mais cela ne signifie pas qu’il faut se limiter à un seul contrat ouvert une fois pour toutes. Au contraire, ouvrir plusieurs assurances-vie à des moments différents permet d’anticiper l’évolution de sa situation patrimoniale, plutôt que de la subir plus tard.
Un contrat ancien conserve son antériorité, tandis qu’un contrat plus récent peut répondre à de nouveaux objectifs ou intégrer des supports plus adaptés au contexte actuel.
Ne pas “bloquer” sa stratégie fiscale dans un seul contrat
Concentrer toute son épargne sur un seul contrat peut, à terme, limiter la flexibilité fiscale. En pratique, au moment d’un retrait d’argent en assurance-vie (rachat partiel), vous n’avez qu’un seul “réservoir” : impossible de choisir le contrat le plus pertinent pour optimiser l’impact fiscal.
Un ancien contrat reste précieux pour son antériorité, mais il peut proposer une offre de supports vieillissante ou des frais moins compétitifs. À l’inverse, un nouveau contrat permet souvent d’accéder à des supports plus modernes et à des conditions tarifaires plus avantageuses.
Ces deux approches ne s’opposent pas : elles sont complémentaires. Conserver un contrat ancien tout en ouvrant un contrat plus récent permet de bénéficier à la fois de l’historique fiscal et d’une allocation plus actuelle, sans remettre en cause les avantages déjà acquis.
En 2026, la fiscalité reste un levier majeur d’optimisation
En 2026, la fiscalité de l’assurance-vie reste globalement stable, mais les stratégies patrimoniales sont devenues plus fines. L’enjeu n’est plus seulement de “payer moins d’impôts”, mais de trouver le bon équilibre entre ancienneté fiscale et performance.
Avoir plusieurs assurances-vie permet d’arbitrer progressivement, de lisser les décisions dans le temps et d’adapter son épargne à ses objectifs de long terme. Plutôt qu’un choix figé, c’est une optimisation progressive, cohérente avec l’évolution des marchés et du patrimoine.
Au-delà de la fiscalité, l’un des principaux intérêts d’avoir plusieurs assurances-vie réside dans la diversité des supports d’investissement disponibles. Contrairement à une idée reçue, tous les contrats ne se valent pas sur ce point, et le choix du contrat conditionne directement les possibilités de diversification et de performance.
Tous les contrats d’assurance-vie ne proposent pas les mêmes supports
Chaque assureur construit sa gamme de supports selon sa propre logique. Résultat : les différences entre contrats peuvent être significatives.
Certains offrent un accès large aux ETF, d’autres restent très limités. Les SCPI peuvent être absentes, proposées en nombre restreint, ou soumises à des conditions spécifiques. Quant aux fonds euros, leurs performances et leurs contraintes varient fortement d’un contrat à l’autre.
Se limiter à un seul contrat revient donc souvent à accepter une offre partielle, qui ne couvre pas nécessairement l’ensemble des classes d’actifs utiles dans une allocation équilibrée.
Multiplier les contrats pour accéder au “meilleur de chaque univers”
Détenir plusieurs assurances-vie permet de raisonner par complémentarité plutôt que par compromis.
Un contrat peut être utilisé comme socle dynamique, avec des ETF à faibles frais pour capter la performance des marchés financiers.
Un autre peut intégrer une poche immobilière, via des SCPI, afin de diversifier les sources de rendement et de lisser la volatilité.
Enfin, un contrat plus défensif peut être orienté vers un fonds euros ou des supports obligataires, pour sécuriser une partie de l’épargne.
Cette approche permet de construire une allocation plus cohérente, adaptée aux différents objectifs et horizons de placement, sans être contraint par les limites d’un contrat unique.
Louve Infinity : un contrat adapté à une stratégie multi-supports
L’assurance-vie Louve Infinity s’inscrit précisément dans cette logique de diversification et de simplicité. Le contrat propose des frais de gestion sur unités de compte de 0,39 %, parmi les plus bas du marché, avec la possibilité d’opter pour une gestion libre ou pilotée selon son niveau d’autonomie.
Pour démarrer, Louve Infinity donne accès à une sélection volontairement lisible :
- 6 ETF incontournables,
- 1 ETF monétaire,
- un fonds euros,
- 7 SCPI,
- ainsi que des fonds obligataires.
Cette offre a vocation à s’étoffer progressivement, afin d’accompagner l’évolution des besoins des épargnants et des marchés. Dans une stratégie où plusieurs assurances-vie coexistent, Louve Infinity peut ainsi trouver naturellement sa place comme un contrat orienté diversification et optimisation des supports.
Avoir plusieurs assurances-vie ne répond pas uniquement à une logique de fiscalité ou de diversification des supports. C’est aussi une manière de mieux répartir le risque, en particulier le risque lié à l’assureur lui-même. Un point souvent méconnu, mais pourtant essentiel, dès lors que les montants investis deviennent significatifs.
Comment fonctionne la garantie FGAP
En France, les contrats d’assurance-vie souscrits auprès d’assureurs agréés bénéficient de la garantie du FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes).
Ce mécanisme vise à protéger les épargnants en cas de défaillance de l’assureur, un scénario rare, mais prévu par la réglementation.
La garantie est plafonnée à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats confondus. Autrement dit, si plusieurs assurances-vie sont détenues auprès du même assureur, le plafond de garantie reste le même. Cette protection ne couvre pas les fluctuations des marchés financiers, mais bien le risque de faillite de l’assureur.
Pourquoi concentrer son assurance-vie chez un seul assureur peut poser question
Lorsque l’encours placé en assurance-vie dépasse 70 000 €, la question de la concentration se pose naturellement. Centraliser l’ensemble de son épargne chez un seul assureur revient à exposer une part importante de son patrimoine à un risque unique, même s’il est faible.
Sans adopter un discours alarmiste, il s’agit simplement d’un principe de bon sens patrimonial : de la même manière que l’on diversifie ses placements ou ses classes d’actifs, il peut être pertinent de ne pas dépendre d’un seul acteur pour la totalité de son épargne financière.
L’intérêt de répartir ses contrats pour mieux protéger son épargne
Détenir plusieurs assurances-vie auprès de différents assureurs permet de répartir ce risque et d’augmenter le montant global couvert par la garantie FGAP. Cette approche s’inscrit dans une logique de diversification globale, au même titre que la diversification géographique ou sectorielle des investissements.
Ainsi, au-delà des considérations fiscales et financières, multiplier les contrats peut aussi contribuer à renforcer la sécurité de son épargne, notamment pour les patrimoines plus élevés ou les stratégies de long terme.
Avoir plusieurs assurances-vie n’est pas une obligation, ni une solution universelle. Dans certains cas, un seul contrat bien choisi peut suffire, notamment lorsque l’encours est limité, que les objectifs sont simples et que le contrat propose déjà une offre de supports large et des frais compétitifs.
En revanche, dès lors que l’épargne augmente, que les objectifs se multiplient (recherche de performance, sécurisation, diversification immobilière, transmission) ou que le contrat initial montre ses limites, ouvrir une ou plusieurs assurances-vie supplémentaires devient pertinent. Cela permet de gagner en flexibilité, d’optimiser la fiscalité dans le temps, de diversifier les supports et de mieux répartir le risque assureur.
L’essentiel n’est donc pas le nombre de contrats, mais la cohérence de la stratégie globale. Multiplier les assurances-vie sans objectif précis peut complexifier inutilement la gestion. À l’inverse, les utiliser comme des briques complémentaires, chacune avec un rôle clair, permet de construire une allocation plus lisible et plus efficace sur le long terme.
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