En 2026, au moment de faire le bilan de l'année 2025, un portefeuille bien construit peut rapporter de 2,55% à 19,09% selon son profil. Pour comprendre d'où vient ce rendement, cet article explique le fonctionnement d'une assurance-vie et comment identifier le profil qui correspond à votre situation.
Les performances présentées ont été calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les unités de compte comporte un risque de perte en capital.
Les essentiels à retenir :
- Le rendement d'une assurance-vie dépend avant tout de ce qu'elle contient, pas du contrat lui-même. Fonds en euros, unités de compte, frais : chaque élément impacte la performance nette.
- Le SRRI est aussi important que le chiffre de rendement. Un rendement de 15% avec un SRRI de 6 n'est pas comparable à 6% avec un SRRI de 2 : ce ne sont pas les mêmes risques, ni les mêmes investisseurs.
- Les portefeuilles Louve Infinity affichent des performances calculées rétrospectivement allant de 2,55% pour le profil Défensif à 19,09% pour l'exemple Libre Risqué, sur la base des rendements réels des supports en 2025.
Elle cumule plus de 2 100 milliards d'euros d'encours en France. L'assurance-vie reste, année après année, le placement préféré des Français et ce n'est pas un hasard. Fiscalité avantageuse, souplesse des versements, transmission facilitée en cas de décès : sur le papier, le contrat coche toutes les cases.
Pourtant, une réalité moins flatteuse se cache derrière ces chiffres : beaucoup d'épargnants détiennent un contrat qu'ils ont ouvert il y a des années, investi en grande partie sur un fonds en euros dont ils ne connaissent pas précisément le rendement, et qu'ils n'ont pas retouché depuis. Le contrat existe. Il tourne. Mais rapporte-t-il vraiment ?
Un produit plébiscité, mais pas toujours optimisé
Ouvrir une assurance-vie est simple. L'optimiser, c'est une autre affaire. La majorité des contrats souscrits en France reposent encore massivement sur le fonds en euros (le support sécurisé, à capital garanti) au détriment des unités de compte, qui sont pourtant les véritables moteurs de performance sur le moyen et long terme.
Ce déséquilibre n'est pas une erreur de jugement de la part des épargnants. C'est souvent le résultat d'un manque d'information, d'un accompagnement insuffisant au moment de la souscription, ou simplement d'une méconnaissance des alternatives disponibles. Beaucoup ne savent pas que leur contrat peut être structuré différemment, selon leur profil, leur horizon et leurs objectifs sans pour autant prendre des risques inconsidérés.
La vraie question : votre contrat performe-t-il vraiment ?
C'est la question que peu de gens osent se poser parce qu'elle oblige à regarder les chiffres en face. Pas le rendement affiché dans la plaquette commerciale, mais ce que le contrat a réellement généré sur votre épargne, net de frais, en fonction de votre allocation.
En 2026, au moment de faire le bilan de l'année 2025, la question du rendement est plus centrale que jamais. L'inflation des dernières années a rappelé à beaucoup d'épargnants qu'une épargne qui rapporte peu est en réalité une épargne qui perd du pouvoir d'achat. Un fonds en euros à 2% net dans ce contexte, ce n'est pas de la sécurité : c'est de l'érosion silencieuse.
Faire travailler son épargne ne signifie pas prendre des risques inconsidérés. Cela signifie choisir une allocation cohérente avec sa situation, son horizon et ses objectifs et ne pas laisser l'inertie décider à sa place.
C'est précisément ce que cet article se propose d'explorer : comprendre comment fonctionne le rendement d'une assurance-vie, ce que les portefeuilles Louve Infinity ont réellement rapporté en 2025, et comment identifier le profil qui correspond à votre situation.
Avant de comparer des chiffres, il faut comprendre ce qu'on compare. Le rendement d'une assurance-vie ne se lit pas comme celui d'un livret bancaire. Il dépend de la composition du contrat, des supports choisis, des frais prélevés et du niveau de risque accepté. Confondre ces éléments, c'est prendre le risque de faire de mauvais choix, ou pire, de ne pas en faire du tout.
Fonds en euros : la sécurité avant tout
Le fonds en euros est le support de référence de l'assurance-vie française. Son principe est simple : le capital investi est garanti par l'assureur, net des frais de gestion. Chaque année, une participation aux bénéfices vient s'ajouter à l'épargne constituée. Une fois versée, elle est définitivement acquise : c'est ce qu'on appelle l'effet cliquet.
C'est un support rassurant, particulièrement adapté aux épargnants qui ne souhaitent pas s'exposer aux fluctuations des marchés financiers. Mais cette sécurité a un coût : le rendement du fonds en euros reste structurellement limité. Il protège le capital, il ne le fait pas vraiment fructifier sur le long terme.
Unités de compte : le levier de performance
Les unités de compte, ou UC, sont des supports d'investissement dont la valeur évolue en fonction des marchés financiers et immobiliers. Contrairement au fonds en euros, les montants investis sur ces supports ne sont pas garantis : ils peuvent progresser, mais aussi baisser. Le risque de perte en capital est réel et supporté intégralement par le souscripteur.
En contrepartie de ce risque, les unités de compte offrent un potentiel de rendement significativement supérieur sur le moyen et long terme. Elles permettent d'accéder à une grande variété de classes d'actifs : actions cotées via des ETF, immobilier via des SCPI, obligations via des fonds obligataires. C'est cette diversification qui constitue le véritable moteur de performance d'un contrat multisupport bien construit.
Le SRRI : l'indicateur à lire avant le chiffre de rendement
Le SRRI, pour Synthetic Risk and Reward Indicator, est un indicateur de risque standardisé qui s'exprime sur une échelle de 1 à 7. Plus le chiffre est élevé, plus le potentiel de rendement est important, et plus le risque de perte l'est également.
C'est l'indicateur à regarder en premier, avant même le rendement affiché. Un portefeuille qui affiche 15% de rendement avec un SRRI de 6 n'est pas comparable à un portefeuille qui en affiche 6% avec un SRRI de 2. Ce ne sont pas les mêmes profils, pas les mêmes risques, pas les mêmes investisseurs.
Lire un rendement sans son SRRI, c'est comme évaluer la vitesse d'une voiture sans connaître les conditions de route. Le chiffre seul ne dit rien.
Les frais : l'impact souvent sous-estimé sur le rendement net
Les frais sont le point aveugle de beaucoup d'épargnants. On regarde le rendement brut, on signe, et on oublie que plusieurs couches de prélèvements viennent réduire ce que le contrat rapporte réellement.
Dans un contrat d'assurance-vie multisupport, les frais se décomposent généralement ainsi :
- Les frais de versement sont prélevés à chaque nouveau dépôt. Certains contrats appliquent jusqu'à 3 ou 4% sur chaque versement, ce qui ampute d'emblée le capital investi.
- Les frais de gestion annuels sont prélevés chaque année sur l'épargne constituée, qu'elle soit investie sur le fonds en euros ou sur des unités de compte. Sur Louve Infinity, ces frais s'élèvent à 0,6% maximum sur le fonds en euros et à 0,39% sur les unités de compte, auxquels s'ajoutent 0,21% en cas de gestion profilée.
- Les frais propres aux supports sont prélevés directement par les sociétés de gestion des fonds sous-jacents. Ils varient selon les supports et s'ajoutent aux frais du contrat.
L'effet cumulé de ces frais sur une longue durée est loin d'être anecdotique. Sur 10 ou 15 ans, quelques dixièmes de pourcentage de différence annuelle représentent des sommes significatives. C'est pourquoi la transparence sur les frais est un critère de choix aussi important que le rendement lui-même.
C'est l'une des premières décisions à prendre lors de la souscription d'un contrat multisupport, et souvent l'une des moins bien comprises. Gestion libre ou gestion profilée : les deux options coexistent dans un même contrat, mais elles répondent à des logiques très différentes. Choisir la mauvaise, c'est soit se retrouver à gérer une allocation qu'on ne maîtrise pas, soit déléguer sans comprendre ce à quoi on délègue.
La gestion libre : liberté totale, expertise requise
En gestion libre, le souscripteur pilote lui-même la répartition de son épargne entre les différents supports disponibles au contrat : fonds en euros, SCPI, fonds obligataires, ETF actions. Il décide de l'allocation initiale, et peut la modifier à tout moment via des arbitrages, sans frais prélevés par l'assureur.
C'est une option qui offre une flexibilité totale. Elle permet de construire une allocation sur mesure, d'ajuster ses positions selon l'évolution des marchés ou de sa situation personnelle, et de combiner des supports très différents selon ses convictions.
Mais cette liberté suppose une chose essentielle : savoir quoi en faire. Choisir des supports sans comprendre leur niveau de risque, leur liquidité ou leur comportement en période de turbulence peut conduire à des décisions contre-productives. La gestion libre est faite pour les épargnants qui connaissent les marchés, qui suivent leur contrat régulièrement et qui sont à l'aise avec l'idée de prendre des décisions d'investissement de façon autonome.
La gestion profilée : choisir son niveau de risque et laisser faire
En gestion profilée, l'allocation est prédéfinie selon un niveau de risque et un objectif de rendement clairement identifiés. Chaque profil correspond à une répartition fixe entre les supports disponibles au contrat. Le souscripteur choisit le profil qui correspond le mieux à sa situation, son horizon et son appétence au risque, puis son épargne est répartie conformément à cette allocation.
C'est une approche pensée pour ceux qui veulent faire travailler leur épargne intelligemment, sans avoir à suivre les marchés au quotidien ni à prendre des décisions d'arbitrage régulières. Le souscripteur reste libre d'effectuer des versements complémentaires ou de procéder à un rachat partiel ou total à tout moment. En revanche, il ne lui est pas possible de changer de profil ni d'effectuer des arbitrages entre les supports qui composent sa formule : l'allocation reste celle du profil choisi à la souscription.
C'est la contrepartie de la simplicité. Et pour beaucoup d'épargnants, c'est précisément ce dont ils ont besoin.
Comment choisir entre les deux ?
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse universelle. Le choix entre gestion libre et gestion profilée dépend de trois paramètres concrets.
Le niveau d'implication souhaité. Êtes-vous prêt à suivre régulièrement votre contrat, à vous informer sur l'évolution des marchés et à ajuster votre allocation si nécessaire ? Si oui, la gestion libre peut être pertinente. Si vous préférez investir et ne pas y penser au quotidien, la gestion profilée est plus adaptée.
La connaissance des marchés financiers. Comprendre la différence entre un ETF et une SCPI, savoir lire un SRRI, évaluer le risque d'un fonds obligataire : ce sont des compétences qui s'acquièrent, mais qui sont indispensables pour piloter soi-même une allocation de façon cohérente.
L'horizon de placement et la tolérance au risque. Ces deux paramètres conditionnent la composition d'une allocation. En gestion profilée, vous choisissez le niveau de risque qui vous correspond et l'allocation fait le reste. En gestion libre, c'est à vous de construire une allocation cohérente avec votre situation.
Louve Invest a lancé son assurance-vie Louve Infinity en 2026. Pour permettre aux épargnants de se projeter concrètement, les performances présentées ci-dessous ont été calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025, appliqués à l'allocation de chaque portefeuille. Ce n'est pas une projection : c'est ce qu'aurait rapporté chaque profil si le contrat avait été investi sur l'ensemble de l'année 2025.
Deux rappels avant de lire ces chiffres. Le SRRI de chaque profil est aussi important que sa performance : il indique le niveau de risque auquel l'épargnant se serait exposé pour obtenir ce résultat. Et comme pour tout investissement en unités de compte, ces performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Louve Infinity : cinq portefeuilles, une logique d'adéquation profil/allocation
Louve Infinity propose cinq portefeuilles distincts en gestion profilée, chacun correspondant à un niveau de risque et un objectif de rendement clairement identifiés. Chaque portefeuille repose sur une allocation prédéfinie, identique pour tous les souscripteurs d'un même profil. Elle combine, dans des proportions variables, différentes classes d'actifs : fonds en euros, supports monétaires, SCPI, fonds obligataires et ETF actions.
Sur Louve Infinity, les SCPI reversent 100% des loyers bruts aux souscripteurs, contrairement à la plupart des contrats du marché qui appliquent une retenue fiscale avant redistribution. Concrètement, sur Épargne Pierre Europe en 2025, cela représente 22% de rendement supplémentaire : 6,75% reversés sur Louve Infinity, contre 5,27% en net de fiscalité sur d'autres contrats.
En parallèle, la gestion libre permet à l'épargnant de construire sa propre allocation parmi les supports disponibles. Pour illustrer les deux extrêmes de ce que peut produire une gestion libre, deux exemples sont présentés en fin de section : un profil orienté prudence et un profil orienté performance.
Profil Défensif : priorité à la préservation du capital
Performance calculée rétrospectivement : 2,55% | SRRI : 1,45
Le profil Défensif est le plus prudent des cinq portefeuilles. Son allocation repose intégralement sur des supports à faible volatilité : fonds en euros et support monétaire. Il n'y a aucune exposition aux marchés actions. L'objectif est de préserver le capital tout en générant un rendement positif et stable, quelles que soient les conditions de marché.
Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Ce profil s'adresse aux épargnants avec un horizon court à moyen terme, une tolérance au risque très faible, ou qui souhaitent sécuriser une partie de leur patrimoine sans l'exposer aux fluctuations des marchés.
Profil Prudent : un premier pas vers la performance
Performance calculée rétrospectivement : 4,42% | SRRI : 2,40
Le profil Prudent introduit une diversification plus large. Il intègre de l'immobilier via des SCPI et des fonds obligataires, tout en maintenant une part défensive significative. Le niveau de risque reste mesuré, mais le potentiel de rendement est clairement supérieur au profil Défensif.
Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
En acceptant une exposition modérée au risque, le profil Prudent génère une performance presque deux fois supérieure au profil Défensif. C'est l'illustration concrète de ce qu'apporte une diversification raisonnée.
Ce profil convient aux épargnants qui cherchent un équilibre entre sécurité et rendement modéré, avec un horizon de placement de 3 à 5 ans minimum.
Profil Équilibré : le juste milieu entre sécurité et croissance
Performance calculée rétrospectivement : 6,39% | SRRI : 3,10
Le profil Équilibré est celui qui attire souvent le plus de souscripteurs. Son allocation combine immobilier, obligataire et ETF actions dans des proportions équilibrées, avec une part de fonds en euros pour amortir les chocs éventuels. L'objectif est de générer une performance significative sur le long terme, sans s'exposer à des niveaux de risque disproportionnés.
Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Ce profil s'adresse aux épargnants avec un horizon de placement de 5 ans minimum, une tolérance au risque modérée et un objectif de valorisation progressive du capital.
Profil Dynamique : cap sur la performance long terme
Performance calculée rétrospectivement : 7,60% | SRRI : 3,57
Le profil Dynamique marque un changement de philosophie clair. L'exposition aux ETF actions y est dominante, avec une diversification internationale marquée. La part de supports défensifs est réduite au minimum, ce qui amplifie à la fois le potentiel de gains et la sensibilité aux fluctuations des marchés.
Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Ce profil est fait pour les épargnants avec un horizon de placement long, au minimum 8 ans, une tolérance au risque affirmée et la capacité à traverser des périodes de baisse sans remettre en cause leur stratégie.
Gestion libre : deux exemples pour se situer
La gestion libre permet à chaque épargnant de construire son propre portefeuille parmi les supports disponibles au contrat. Pour illustrer ce que peut produire cette approche selon l'orientation choisie, voici deux exemples aux deux extrêmes du spectre.
Exemple Libre Sûr : gestion libre orientée prudence
Performance calculée rétrospectivement : 6,35% | SRRI : 2,40
Cet exemple est fourni à titre illustratif. En gestion libre, chaque épargnant construit sa propre allocation parmi les supports disponibles. Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Exemple Libre Risqué : gestion libre orientée performance
Performance calculée rétrospectivement : 19,09% | SRRI : 4,05
Cet exemple est fourni à titre illustratif. En gestion libre, chaque épargnant construit sa propre allocation parmi les supports disponibles. Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Un tel niveau de performance s'accompagne d'un niveau de risque significativement plus élevé. Ce type d'allocation, fortement concentrée sur les marchés actions européens, peut enregistrer des baisses importantes en cas de retournement de marché.
Tableau récapitulatif
Performances calculées rétrospectivement à partir des rendements réels des supports en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les montants investis sur les unités de compte ne sont pas garantis et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse.
Les chiffres du tableau précédent sont clairs. Mais un rendement, même attractif, ne vaut rien s'il ne correspond pas à la réalité de l'épargnant qui le vise. Choisir un profil trop risqué parce que le rendement affiché est séduisant, c'est prendre le risque de paniquer au mauvais moment. Choisir un profil trop défensif par excès de prudence, c'est laisser dormir une épargne qui pourrait faire bien mieux.
Le bon profil, c'est celui qui correspond à votre situation réelle, pas à vos espoirs de rendement.
Identifier son horizon de placement
L'horizon de placement est le premier paramètre à définir, avant même de parler de rendement ou de risque en assurance-vie. Il conditionne tout le reste.
La durée de détention recommandée pour Louve Infinity est de 8 ans. Ce n'est pas une contrainte arbitraire : c'est le temps nécessaire pour lisser les fluctuations des marchés et laisser jouer les effets de la capitalisation. C'est aussi le seuil à partir duquel la fiscalité de l'assurance-vie devient particulièrement avantageuse.
En pratique, l'horizon de placement oriente naturellement vers certains profils plutôt que d'autres. Un épargnant avec 3 à 5 ans devant lui n'a pas les mêmes marges de manœuvre qu'un épargnant qui investit à 15 ou 20 ans. Le temps, en investissement, est le principal outil de gestion du risque.
Un point rassurant à rappeler : l'épargne investie sur Louve Infinity reste disponible à tout moment. Il est possible d'effectuer un rachat partiel ou total à n'importe quel moment, sans avoir à attendre l'échéance des 8 ans. La durée recommandée est un horizon d'optimisation, pas un blocage.
Évaluer sa tolérance au risque
La tolérance au risque, c'est la capacité à accepter que la valeur de son épargne fluctue, parfois significativement, sans remettre en cause sa stratégie. C'est à la fois une question de situation financière et une question de psychologie.
Sur le plan financier : pouvez-vous vous permettre de voir votre épargne baisser temporairement de 10, 15 ou 20% sans que cela impacte votre situation ? Si cette épargne représente votre seule réserve financière, la réponse est probablement non. Si elle s'inscrit dans une stratégie patrimoniale plus large, avec d'autres supports liquides disponibles par ailleurs, la réponse peut être différente.
Sur le plan psychologique : comment réagissez-vous face à une baisse de votre portefeuille ? Certains épargnants savent intellectuellement que les marchés remontent, mais ne supportent pas émotionnellement de voir leur capital diminuer. C'est une réalité à prendre en compte, pas une faiblesse.
Le SRRI de chaque profil est l'indicateur objectif de ce niveau de risque. Il permet de comparer les profils entre eux sur une base standardisée, et de s'assurer que le niveau de risque accepté est cohérent avec sa situation.
Trois situations types pour se projeter
Personne ne correspond exactement à une case prédéfinie. Mais ces trois situations types peuvent aider à se situer et à identifier le profil le plus cohérent avec sa réalité.
Situation 1 : "Je constitue une épargne de précaution ou j'approche d'un projet à court terme." Horizon de 2 à 4 ans, tolérance au risque faible, priorité à la préservation du capital. Le profil Défensif est le plus adapté. La performance n'est pas l'objectif principal : la stabilité et la disponibilité de l'épargne le sont.
Situation 2 : "Je prépare un projet à moyen terme ou je commence à investir sur le long terme." Horizon de 5 à 10 ans, tolérance au risque modérée, objectif de valorisation progressive. Les profils Prudent ou Équilibré sont les plus pertinents. Ils offrent une diversification réelle sans exposer l'épargne à des niveaux de volatilité difficiles à supporter.
Situation 3 : "Je construis mon patrimoine sur le long terme, j'ai le temps et je comprends les marchés." Horizon de 10 ans et plus, tolérance au risque affirmée, objectif de performance long terme. Les profils Dynamique ou Libre Risqué peuvent être envisagés. Ils supposent d'accepter des phases de baisse sans paniquer, en conservant une vision long terme.
Les modalités pratiques à connaître avant de souscrire
Quelques points concrets à avoir en tête avant d'ouvrir un contrat Louve Infinity.
Le versement initial minimum est de 5 000 euros. C'est le seuil d'entrée pour ouvrir le contrat. Au-delà, des versements libres complémentaires sont possibles dès 100 euros, à tout moment. Des versements programmés peuvent également être mis en place dès 100 euros par mois, pour investir régulièrement sans y penser.
L'épargne reste disponible à tout moment. Contrairement à certaines idées reçues, l'assurance-vie n'est pas un placement bloqué. Un rachat partiel ou total peut être demandé à n'importe quel moment. Le versement des fonds intervient dans un délai maximum de deux mois suivant la réception du dossier complet. Le montant minimum restant sur le contrat après un rachat partiel est de 5 000 euros.
La durée recommandée est de 8 ans, non pas parce que l'épargne est indisponible avant, mais parce que c'est l'horizon à partir duquel le contrat déploie pleinement ses avantages : lissage du risque, capitalisation des gains et optimisation fiscale.
Choisir un profil adapté, c'est essentiel. Mais souscrire une assurance-vie en connaissance de cause, c'est aussi comprendre ce qui encadre le contrat : sa fiscalité, ses risques réels et les protections dont bénéficie l'épargnant. Ce sont des informations que beaucoup découvrent après avoir signé. Les connaître avant change la façon dont on aborde son investissement.
La fiscalité de l'assurance-vie : un avantage qui se construit dans le temps
L'assurance-vie bénéficie d'un régime fiscal spécifique, particulièrement avantageux à partir de 8 ans de détention. C'est l'une des raisons pour lesquelles ce placement s'inscrit naturellement dans une stratégie patrimoniale de long terme.
Avant 8 ans, les gains réalisés lors d'un rachat sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8%, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2%. Le taux global est donc de 30%, identique à la flat tax applicable à la plupart des placements financiers.
À partir de 8 ans, la fiscalité devient nettement plus favorable. Un abattement annuel s'applique sur les gains : 4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà de cet abattement, le taux d'imposition sur les gains est réduit à 7,5% pour les épargnants dont l'encours total en assurance-vie ne dépasse pas 150 000 euros. Les prélèvements sociaux de 17,2% s'appliquent dans tous les cas.
En clair : plus on attend, moins on paie d'impôts sur les gains réalisés. C'est un avantage concret qui récompense la patience et s'aligne parfaitement avec la logique d'un investissement long terme.
En cas de décès, l'assurance-vie bénéficie d'un traitement fiscal particulièrement avantageux pour la transmission. Pour les versements effectués avant les 70 ans de l'assuré, le capital transmis aux bénéficiaires désignés est exonéré de droits de succession jusqu'à 152 500 euros par bénéficiaire.
Les risques à ne pas sous-estimer
La transparence sur les risques est une condition non négociable d'un investissement éclairé. Sur Louve Infinity, comme sur tout contrat multisupport, deux réalités sont à intégrer pleinement avant de souscrire.
Le capital investi sur les unités de compte n'est pas garanti. Les supports en UC sont sujets à des fluctuations à la hausse comme à la baisse, en fonction de l'évolution des marchés financiers et immobiliers. Le risque de perte en capital est réel et supporté intégralement par le souscripteur. Seul le fonds en euros offre une garantie en capital, nette des frais de gestion.
C'est précisément pour cette raison que le choix du profil et la compréhension du SRRI associé sont aussi importants. Investir sur un profil dynamique sans accepter pleinement la volatilité qui l'accompagne, c'est s'exposer à des décisions irrationnelles au mauvais moment.
En cas de défaillance de l'assureur, l'épargnant bénéficie d'un mécanisme de protection : le fonds de garantie des assurés couvre l'épargne investie à hauteur de 70 000 euros par personne et par compagnie d'assurance. C'est une protection réelle, même si elle ne couvre pas la totalité de l'épargne pour les contrats importants.




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