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quelles sont les pires assurances-vie

Quelles sont les pires assurances-vie ?

Frais de versement jusqu'à 5 %, fonds euros sous-performants, frais de gestion excessifs : découvrez comment identifier les pires assurances-vie et les critères pour les éviter.
Victor Déré
Mis à jour le

10/9/2026

L’assurance-vie présente un risque de perte en capital selon les supports choisis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L'essentiel à retenir :
  • Une mauvaise assurance-vie se repère sur 4 critères : frais de versement, frais de gestion, frais d'arbitrage et performance du fonds euros.
  • Certains contrats bancaires pratiquent jusqu'à 5 % de frais de versement, contre 0 % pour les meilleurs contrats en ligne.
  • Sur une simulation de 8 ans, l'écart de frais entre les contrats les plus chers et les moins chers peut dépasser 14 000 €.
  • Les frais de gestion UC varient de 0,39 % à 1 % par an selon les contrats : un écart qui s'accumule chaque année sur la totalité de l'encours.
  • Certains contrats cumulent frais élevés et fonds euros peu performants, avec des rendements nets annualisés inférieurs à 2 % sur 3 ans.
  • Un bon contrat doit afficher 0 % de frais de versement, 0 % de frais d'arbitrage et des frais de gestion UC inférieurs à 0,80 % par an.
  • Pour trouver la meilleure assurance-vie, comparez les frais et les performances des fonds euros avant de souscrire.
Icônes représentant un calendrier avec la date 31, un document avec un graphique et une loupe indiquant l'analyse de données.

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Ce qui fait une mauvaise assurance-vie : les 4 critères à connaître

Toutes les assurances-vie ne se valent pas. Derrière une même enveloppe fiscale se cachent des contrats très différents, dont certains peuvent amputer votre épargne de plusieurs milliers d'euros sur la durée sans que vous vous en rendiez compte. Avant de souscrire, il faut savoir où regarder.

Une mauvaise assurance-vie se repère sur 4 critères précis :

  • Les frais de versement sont prélevés à chaque fois que vous déposez de l'argent sur votre contrat. Ils varient de 0 % sur les meilleurs contrats à plus de 4 % chez certains acteurs traditionnels. Chaque euro prélevé à l'entrée est un euro qui ne travaille pas pour vous.
  • Les frais de gestion s'appliquent chaque année sur l'encours total du contrat, aussi bien sur le fonds euros que sur les unités de compte. C'est le poste de coût le plus important sur la durée, car il s'accumule année après année même quand les marchés sont stables.
  • Les frais d'arbitrage sont facturés lorsque vous déplacez de l'argent entre les différents supports du contrat. Certains acteurs les affichent à 0 % en façade mais appliquent des frais de transaction sur certaines UC, notamment les ETF, les actions ou l'immobilier.
  • La performance du fonds euros est souvent le critère le plus négligé. Deux contrats avec des frais identiques peuvent offrir des rendements très différents selon la qualité de leur fonds euros. Un contrat qui sous-performe de 1 % par an sur dix ans, c'est une perte sèche considérable sur votre capital.

Ces 4 critères combinés font la différence entre un contrat qui fait fructifier votre épargne et un contrat qui l'érode progressivement.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s’envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d’unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Des frais de versement qui peuvent atteindre 5 %

Les frais de versement sont le premier indicateur d'un mauvais contrat. Ils sont prélevés dès que vous effectuez un dépôt, avant même que votre argent commence à travailler.

Une étude benchmark réalisée par Les Echos Etudes pour Louve Invest sur 22 contrats d'assurance-vie parmi les plus réputés du marché montre des écarts considérables sur ce critère. Les contrats distribués par les grandes banques et les assureurs traditionnels pratiquent des frais de versement minimum allant de 2,50 % à 5 %. Certains contrats atteignent ainsi les 4,85 % ou même 5 % de frais d'entrée sur chaque versement.

Concrètement, sur un versement de 100 000 €, des frais de 5 % représentent 5 000 € prélevés immédiatement. Il ne vous reste donc que 95 000 € réellement investis. Ces 5 000 € ne produiront jamais aucun rendement pour vous.

La moyenne de frais de versement de l'étude s'établit à 1,21 %. Mais ce chiffre est tiré vers le haut par les contrats bancaires, car la grande majorité des contrats en ligne affichent 0 % de frais de versement. Ces derniers investissent 100 % de chaque versement dès le premier euro.

La règle est simple : un bon contrat d'assurance-vie ne prélève aucun frais sur vos versements. Si un conseiller vous propose un contrat avec des frais d'entrée, même faibles, il existe des alternatives à 0 % qui font mieux sur tous les autres critères.

Des frais de gestion : jusqu'à 4 fois plus chers d'un contrat à l'autre

Les frais de gestion sont le coût le plus impactant sur la durée. Contrairement aux frais de versement, ils s'appliquent chaque année sur la totalité de votre encours, qu'il y ait eu des versements ou non. Sur 10 ou 15 ans, quelques dixièmes de point de différence représentent des milliers d'euros.

L'étude Les Echos Etudes révèle des écarts importants selon les contrats.

Sur les unités de compte, les frais de gestion varient de 0,39 % à 1 % par an selon les contrats. La moyenne du panel s'établit à 0,67 %. Les contrats les plus chers sur ce critère pratiquent donc des frais 2,5 fois plus élevés que les moins chers.

Sur le fonds euros, la fourchette s'étend de 0,48 % à 2 % par an. La moyenne est de 0,83 %. Deux contrats affichent même 2 % de frais de gestion sur leur fonds euros, ce qui ampute très sérieusement le rendement net servi à l'épargnant.

En gestion pilotée, les frais s'ajoutent aux frais de base des supports. Certains contrats dépassent 1,40 % à 1,70 % de frais annuels totaux sur les UC en gestion pilotée, contre 0,60 % pour les moins chers.

Pour mesurer l'impact réel, l'étude a simulé les frais totaux sur 8 ans pour un portefeuille 100 % UC, avec un versement initial de 100 000 €, des versements annuels de 10 000 € et un arbitrage annuel de 10 000 €. Résultat : les contrats les plus chers génèrent jusqu'à 18 537 € de frais cumulés sur la période, contre 4 469 € pour le contrat le moins cher. Un écart de plus de 14 000 € sur 8 ans, soit plus de 3 fois plus cher.

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Un fonds euros peu performant : la double peine

Les frais élevés sont déjà un problème en soi. Mais certains contrats cumulent frais excessifs et fonds euros peu performants. C'est la double peine : l'épargnant paye plus et gagne moins.

L'étude Les Echos Etudes a mesuré le rendement net annualisé des fonds euros sur les 3 dernières années pour l'ensemble des contrats du panel. Les écarts sont saisissants. Les fonds euros les moins performants affichent un taux de croissance annuel moyen net compris entre 1,43 % et 2,10 %, quand les meilleurs dépassent 2,80 % à 3,10 %. Le fonds euros le plus performant de l'étude affiche 4,55 % de rendement net annualisé.

Sur une épargne de 100 000 €, la différence entre un fonds euros à 1,43 % et un fonds euros à 4,55 % représente plus de 3 100 € de rendement supplémentaire chaque année. Multipliée par 10 ans et avec l'effet des intérêts composés, l'écart devient considérable.

Ce qui rend la situation encore plus problématique, c'est que les contrats aux frais les plus élevés ne sont pas nécessairement ceux qui offrent les meilleurs rendements. Certains contrats bancaires ou d'assureurs traditionnels pratiquent des frais de versement supérieurs à 4 % et des frais de gestion élevés, tout en servant des performances de fonds euros inférieures à la moyenne du marché.

Un bon contrat d'assurance-vie doit donc être évalué sur les deux dimensions à la fois : le niveau de frais et la qualité du fonds euros. Un contrat qui semble acceptable sur l'une peut être désastreux sur l'autre.

Comment repérer et éviter les mauvais contrats

Identifier un mauvais contrat d'assurance-vie ne demande pas d'expertise particulière. Il suffit de savoir quoi regarder et où chercher l'information.

Vérifiez les frais de versement en premier. C'est le critère le plus visible. Tout contrat affichant des frais de versement supérieurs à 0 % mérite d'être écarté d'emblée, car des alternatives à 0 % existent et font mieux sur tous les autres critères.

Regardez les frais de gestion UC et fonds euros. Ces frais sont indiqués dans les conditions générales du contrat ou dans l'annexe financière. Des frais de gestion UC supérieurs à 0,80 % par an sont un signal d'alerte. Sur le fonds euros, visez un contrat sous 0,75 % de frais annuels.

Vérifiez les frais d'arbitrage. Ils doivent être à 0 %. Attention aux contrats qui affichent "0 % de frais d'arbitrage" mais appliquent des frais de transaction sur certains supports comme les ETF, les actions ou les SCPI.

Consultez les performances historiques du fonds euros. Ces données sont publiques et publiées chaque année par les assureurs. Un fonds euros qui peine à dépasser 2 % net sur plusieurs années consécutives est un mauvais signe, surtout si les frais de gestion sont élevés.

Méfiez-vous des contrats distribués en agence bancaire. Les bancassureurs proposent quasi systématiquement des contrats avec des frais de versement élevés et des frais de gestion supérieurs à la moyenne. La relation client et la proximité géographique ont un coût que vous payez directement sur votre rendement.

Comparez les contrats en ligne. Les comparateurs indépendants permettent de mettre côte à côte les frais et les performances des principaux contrats du marché. C'est le moyen le plus simple d'éviter les mauvaises surprises.

Investir en assurance-vie comporte des risques et doit s’envisager sur le long terme. Les assurances-vie sont des contrats composés de fonds euros et d’unités de compte (UC) et chaque UC a ses propres frais en plus des frais du contrat. Les montants investis sur les supports en unités de compte supportent des risques de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l'assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement sont non garantis.

Louve Infinity : pourquoi c'est l'une des meilleures assurances-vie du marché

Face aux contrats que nous venons de décrire, Louve Infinity se positionne à l'opposé sur chacun des critères qui définissent un mauvais contrat.

L'étude benchmark réalisée par Les Echos Etudes pour Louve Invest est sans appel : sur la simulation de frais totaux sur 8 ans, Louve Infinity arrive en première position du classement avec 4 469 € de frais cumulés, contre jusqu'à 18 537 € pour les contrats les plus chers du panel. C'est le contrat le moins coûteux de l'ensemble des 22 contrats étudiés.

Les frais de versement sont à 0 %. Les frais d'arbitrage sont à 0 %. Les frais de sortie sont à 0 %. Les frais de gestion sur les unités de compte s'élèvent à 0,39 % par an, le taux le plus bas de l'étude. Les frais de gestion sur le fonds euros sont de 0,60 % par an.

Sur la performance du fonds euros, Louve Infinity se classe également premier du panel avec un rendement net annualisé de 4,55 % sur la période étudiée, loin devant la majorité des contrats traditionnels.

Le versement minimum est de 500 €, ce qui rend le contrat accessible dès le premier investissement.

Homme d'affaires en costume bleu travaillant sur un ordinateur portable avec une tasse de café à côté.

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Victor Déré est conseiller en gestion de patrimoine, avec une certification professionnelle à l'examen AMF. Expert SCPI chez Louve Invest et président d’Absolu Patrimoine.

Diplômé de l’IPAG Business School, il accompagne depuis plus de dix ans particuliers et dirigeants dans la structuration de leur patrimoine.

Assurance-vie,
les questions
fréquentes

Main déposant une carte dans un bâtiment stylisé avec des piles de pièces de monnaie à côté.
Quels sont les frais maximums acceptables pour une assurance-vie ?
La règle à retenir : les frais de versement doivent être à 0 %. C'est le seuil non négociable, car des contrats sans frais d'entrée existent sur le marché. Pour les frais de gestion, visez moins de 0,80 % par an sur les unités de compte et moins de 0,75 % sur le fonds euros. Les frais d'arbitrage doivent également être à 0 %. Tout contrat qui dépasse ces seuils sur plusieurs critères à la fois est à éviter, d'autant que des alternatives moins chères et plus performantes existent.
Peut-on transférer son assurance-vie vers un meilleur contrat ?
Il n'est pas possible de transférer directement une assurance-vie d'un assureur à un autre sans perdre l'antériorité fiscale. En revanche, la loi Pacte de 2019 permet le transfert interne chez un même assureur, d'un ancien contrat vers un contrat plus récent. Si votre assureur ne propose pas de meilleur contrat, la solution la plus courante est d'ouvrir un nouveau contrat en parallèle et d'y diriger les nouveaux versements, tout en conservant l'ancien pour préserver l'avantage fiscal acquis après 8 ans.
Les assurances-vie bancaires sont-elles toujours les plus mauvaises ?
Dans la grande majorité des cas, oui. Les contrats distribués par les banques et les grands assureurs traditionnels cumulent systématiquement des frais de versement élevés, des frais de gestion supérieurs à la moyenne et des performances de fonds euros inférieures aux meilleurs contrats en ligne. Ce n'est pas une règle absolue, mais c'est une tendance très marquée sur le marché français. Les contrats les plus compétitifs sont presque exclusivement distribués en ligne, par des courtiers ou des acteurs spécialisés.
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