ETF en assurance-vie : ce qu’il faut savoir

Découvrez comment investir en ETF en assurance-vie : fiscalité, frais, sélection des ETF et exemples d’allocations avec l’assurance-vie Louve Infinity.
Clément Renault
Mis à jour le

February 10, 2026

ETF en assurance-vie

L’assurance-vie présente un risque de perte en capital selon les supports choisis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les unités de compte en assurance-vie permettent aujourd’hui d’investir simplement sur les marchés financiers.Parmi elles, les ET F occupent une place centrale grâce à leur diversification et à leurs frais maîtrisés. Associés au cadre fiscal de l’assurance-vie, ils constituent une solution efficace pour investir sur le long terme.Encore faut-il comprendre comment les choisir et les intégrer dans son contrat.Voici l’essentiel à savoir.

Les essentiels à retenir :

  • Dans un contrat Louve Infinity, les frais de gestion sur unités de compte sont de 0,39 %/an en gestion libre (et +0,21 %/an en gestion pilotée), soit jusqu’à 0,60 %/an hors frais propres aux supports.
  • Les ETF disponibles couvrent les grandes expositions : MSCI World, S&P 500, Nasdaq, EURO STOXX 50, STOXX Europe 600, et CAC 40.
  • Un ETF monétaire est proposé pour une poche défensive : Amundi Smart Overnight, utile comme support de transition.

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Pourquoi investir en ETF via une assurance-vie ?

Les ETF sont devenus des supports incontournables pour investir sur les marchés financiers. Associés au cadre de l’assurance-vie, ils permettent de combiner simplicité d’investissement, diversification et avantages fiscaux. Avant d’entrer dans le détail des ETF disponibles, il est utile de comprendre pourquoi ce duo séduit de plus en plus d’épargnants.

Une solution simple et diversifiée pour investir sur les marchés

Un ETF (ou tracker) permet d’investir en une seule ligne sur un large ensemble d’actions ou d’obligations. Plutôt que de sélectionner individuellement des titres, l’ETF réplique la performance d’un indice boursier, comme un indice mondial, américain ou européen.

Dans une assurance-vie, cette approche rend l’investissement :

  • plus simple, car la gestion est largement automatisée,
  • plus diversifiée, même avec des montants modestes,
  • plus lisible, puisque l’on sait précisément à quoi l’on est exposé.

C’est une solution particulièrement adaptée aux investisseurs qui souhaitent s’exposer aux marchés financiers sans multiplier les supports ou passer du temps à arbitrer.

💡 Le saviez-vous ?

Les ETF trouvent leurs origines au Canada : les Toronto 35 Index Participation Units (TIPs), lancés en 1990, sont souvent présentés comme le prototype des ETF modernes.

Le premier ETF emblématique aux États-Unis, le SPDR S&P 500 (SPY), a été lancé en 1993, développé à l’American Stock Exchange, notamment par Nathan Most et son équipe.

La fiscalité de l’assurance-vie appliquée aux ETF

Investir en ETF via une assurance-vie permet de bénéficier de la fiscalité propre à ce contrat, et non de celle des marchés financiers classiques. Tant qu’aucun rachat n’est effectué, les gains ne sont pas imposés.

En cas de retrait, la fiscalité dépend :

  • de l’ancienneté du contrat,
  • de la part d’intérêts comprise dans le montant retiré.

Ce cadre fiscal rend l’assurance-vie particulièrement adaptée à un investissement progressif et de long terme en ETF, en laissant les performances s’accumuler dans le temps.

ETF ou fonds traditionnels : pourquoi de plus en plus d’épargnants choisissent les ETF

Contrairement aux fonds gérés activement, les ETF suivent un indice de marché de manière transparente. Ils se distinguent notamment par :

  • des frais généralement plus faibles,
  • une meilleure lisibilité des investissements réalisés,
  • une performance souvent proche de celle du marché sur le long terme.

C’est pour ces raisons que de nombreux épargnants privilégient aujourd’hui les ETF, notamment dans une assurance-vie pensée pour optimiser les coûts et la diversification.

Investir en ETF comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Ces produits restent soumis à la volatilité des marchés financiers, dont les mouvements à la hausse comme à la baisse peuvent impacter leur valeur. Renseignez-vous avant d’investir.

ETF en assurance-vie : ce qu’il faut vraiment regarder

Avant d’investir en ETF via une assurance-vie, il est important de ne pas se limiter au seul nom des supports proposés. Tous les ETF ne se valent pas, et le cadre de l’assurance-vie joue un rôle clé dans la performance finale. Deux critères méritent une attention particulière.

Les frais cumulés : ETF et assurance-vie

Les ETF sont réputés pour leurs frais de gestion faibles, mais en assurance-vie, il faut toujours raisonner en coût global. En effet, les frais se cumulent entre :

  • les frais propres à l’ETF,
  • et les frais de gestion du contrat sur les unités de compte.

Dans le cadre de l’assurance-vie Louve Infinity, les frais de gestion sur les unités de compte s’élèvent à 0,39 % par an, un niveau particulièrement bas sur le marché. Ce point est essentiel, car avec des ETF, la performance dépend en grande partie des frais supportés dans la durée.

Même un écart de quelques dixièmes de point peut avoir un impact significatif sur la performance à long terme, surtout dans une stratégie d’investissement régulière ou de long horizon.

💡 Le saviez-vous ?

Avant les ETF tels qu’on les connaît aujourd’hui, des produits appelés Index Participation Shares (IPS) ont été développés à la fin des années 1980. Ils sont souvent décrits comme des précurseurs des ETF modernes, car ils permettaient déjà de suivre un indice et de s’échanger en Bourse, sans toutefois reprendre l’ensemble des mécanismes actuels.

Les indices suivis et l’exposition réelle

Un ETF ne cherche pas à “faire mieux que le marché” : il suit un indice précis. Et c’est justement là que ça se joue, parce que le nom d’un ETF peut donner une impression (ex. “Monde”, “USA”, “Europe”) qui ne correspond pas toujours à l’exposition réelle.

Voici 3 exemples concrets :

  • Un ETF “World” n’implique pas forcément une exposition à toute la planète. Souvent, il réplique un indice de pays développés (comme le MSCI World), qui est généralement majoritairement composé d’actions américaines. La part des États-Unis évolue au fil du temps, mais l’idée reste la même : la diversification “mondiale” peut être plus américaine qu’on ne l’imagine.
  • S&P 500 vs Nasdaq : deux expositions américaines, deux comportements :
    • un ETF S&P 500 suit un large panier de grandes entreprises américaines, réparties sur de nombreux secteurs ;
    • un ETF Nasdaq (souvent Nasdaq-100) est généralement plus concentré sur les valeurs de croissance, avec une exposition importante à des secteurs comme la technologie (même si la répartition exacte évolue selon les périodes et les classifications).
      Dans les faits, ces deux ETF peuvent donc réagir très différemment lors d’une hausse des taux ou d’une baisse des valeurs “growth”.
  • Europe / Zone euro / France : ce ne sont pas les mêmes zones :
    • un ETF Europe peut inclure des pays européens hors zone euro (par exemple Royaume-Uni, Suisse, pays nordiques) selon l’indice ;
    • un ETF Zone euro se limite aux pays utilisant l’euro ;
    • un ETF CAC 40 concentre l’investissement sur un nombre réduit de grandes valeurs françaises.
      Même si les titres se recoupent parfois, l’exposition géographique et la concentration ne sont pas les mêmes.

L’objectif n’est pas de tout analyser dans le détail, mais de vérifier au minimum : l’indice exact, la zone couverte, et le niveau de concentration (pays, secteurs, nombre de titres). C’est ce qui permet d’investir en ETF de façon cohérente avec ses objectifs et d’éviter les doublons cachés dans son allocation.

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Les ETF disponibles dans l’assurance-vie Louve Infinity

Pour passer du “principe” à la pratique, le plus simple est de regarder quels ETF sont réellement accessibles dans le contrat. Louve Infinity propose une sélection courte, lisible, qui couvre les grandes zones (Monde, USA, Europe, France) et inclut aussi un ETF monétaire pour une poche plus défensive.

6 ETF actions “incontournables” pour diversifier son portefeuille

Les ETF actions proposés dans l’assurance-vie Louve Infinity couvrent les grandes zones géographiques et les principaux marchés développés. Cette sélection permet de construire une allocation simple, lisible et cohérente, sans multiplier les supports.

Amundi MSCI World (ISIN IE000BI8OT95)

Cet ETF permet de s’exposer aux marchés actions des pays développés via un seul support. Il réplique un indice large composé de plusieurs centaines de grandes entreprises internationales.
Il constitue souvent une brique centrale dans une allocation long terme, car il offre une diversification géographique importante. À titre d’exemple, on y retrouve généralement des sociétés internationales comme NVIDIA, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Broadcom, Tesla, ou encore JPMorgan.
Il faut toutefois garder en tête que cet indice est généralement fortement exposé aux États-Unis, une pondération qui évolue dans le temps selon la capitalisation des marchés.

Amundi S&P 500 (ISIN LU1135865084)

Cet ETF suit l’indice S&P 500, qui regroupe 500 grandes entreprises américaines cotées.
Il offre une exposition large à l’économie américaine, avec des sociétés issues de secteurs variés (technologie, santé, consommation, industrie, etc.). Il inclut, à titre illustratif, des sociétés comme Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, ou encore Alphabet.
C’est un ETF souvent utilisé pour renforcer l’exposition aux États-Unis, en complément ou en alternative à un ETF monde.

Amundi Nasdaq (ISIN LU1829221024)

Cet ETF réplique un indice Nasdaq (généralement le Nasdaq-100), composé d’entreprises américaines à forte composante innovation et croissance.
Il est souvent plus concentré sectoriellement que le S&P 500, avec une exposition significative à des entreprises technologiques et assimilées. On y retrouve, comme MSCI World et S&P 500, généralement des groupes comme Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet.
En contrepartie, cet ETF peut être plus volatil, notamment lors des phases de remontée des taux ou de baisse des valeurs de croissance.

Amundi EURO STOXX 50 (ISIN LU1681047236)

Cet ETF permet d’investir dans les 50 plus grandes capitalisations de la zone euro.
Il offre une exposition ciblée aux grandes entreprises européennes utilisant l’euro, avec une concentration plus élevée que les indices Europe “larges”. Parmi les entreprises souvent présentes figurent ASML, LVMH, TotalEnergies, SAP, Siemens, Sanofi, ou L’Oréal.
Il est souvent utilisé pour compléter une allocation mondiale par une exposition spécifique à la zone euro.

Amundi STOXX Europe 600 (ISIN LU0908500753)

Cet ETF suit un indice composé de 600 entreprises européennes, couvrant un large éventail de pays et de secteurs.
Il offre une diversification plus étendue que l’EURO STOXX 50, tant en nombre de sociétés qu’en zones géographiques (Europe hors zone euro incluse selon l’indice). Il peut inclure, par exemple, Nestlé, ASML, Novo Nordisk, LVMH, AstraZeneca, Roche, Novartis, Shell, HSBC, ou encore TotalEnergies.
C’est un ETF pertinent pour ceux qui souhaitent une exposition européenne plus globale et moins concentrée.

Amundi CAC 40 (ISIN FR0013380607)

Cet ETF réplique l’indice CAC 40, qui regroupe 40 grandes entreprises françaises.
Il s’agit d’une exposition très concentrée, à la fois géographiquement et en nombre de titres, souvent dominée par quelques grandes capitalisations. On y retrouve notamment LVMH, Air Liquide ou encore L'Oréal.
Il est généralement utilisé comme complément tactique ou pour renforcer un biais France au sein d’un portefeuille déjà diversifié.

1 ETF monétaire pour sécuriser une partie de l’épargne

En complément des ETF actions, Louve Infinity intègre un ETF monétaire. Son rôle est différent : il ne cherche pas la performance à long terme, mais sert avant tout de poche de stabilité ou de transition dans certaines phases de marché.

Amundi Smart Overnight (ISIN LU1190417599)

Cet ETF monétaire vise à suivre l’évolution des taux monétaires à très court terme, avec une volatilité historiquement faible comparée aux ETF actions.
Il est principalement utilisé comme :

  • poche d’attente en période d’incertitude,
  • outil de transition avant un arbitrage vers des supports plus dynamiques,
  • ou composante défensive dans une allocation prudente.

Dans un contrat Louve Infinity, cet ETF joue également un rôle technique spécifique pendant le délai de renonciation, avant l’allocation définitive des unités de compte.

Investir en ETF comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Ces produits restent soumis à la volatilité des marchés financiers, dont les mouvements à la hausse comme à la baisse peuvent impacter leur valeur. Renseignez-vous avant d’investir.

ETF, SCPI, fonds euros : comment les combiner intelligemment ?

L’assurance-vie permet de répartir son épargne entre plusieurs types de supports, chacun ayant un rôle spécifique. Dans le cadre de Louve Infinity, le fonds euros est plafonné à 10 % maximum, ce qui oriente naturellement l’allocation vers les unités de compte (ETF, SCPI, obligations).

Les ETF comme moteur de performance du portefeuille

Les ETF constituent la poche principale d’une assurance-vie Louve Infinity.
Ils permettent de s’exposer aux marchés financiers de manière diversifiée et transparente.

Exemple illustratif d’allocation compatible avec Louve Infinity :

  • 65 % en ETF actions
    • 45 % sur un ETF Monde
    • 10 % sur un ETF S&P 500
    • 10 % sur un ETF Europe ou Zone euro

Cette partie du portefeuille vise à capter la croissance des marchés sur le long terme. En contrepartie, elle peut connaître des fluctuations à court terme, ce qui suppose un horizon d’investissement adapté.

SCPI et fonds euros : un complément aux ETF

Les SCPI et le fonds euros viennent compléter cette poche dynamique, avec des rôles bien distincts.

Toujours à titre d’exemple :

  • 25 % en SCPI, pour introduire une exposition immobilière au sein du contrat et diversifier les sources de performance ;
  • 10 % en fonds euros, soit le maximum autorisé, afin de sécuriser une partie limitée de l’épargne.

Dans le cadre de Louve Infinity, la part investie sur le fonds euros est plafonnée à 10 % maximum. Ce choix n’est pas anodin : il vise à préserver le potentiel de performance du contrat dans la durée, tout en maintenant un niveau de qualité élevé sur l’ensemble des supports proposés.

Dans cette configuration :

  • les ETF restent le moteur principal du portefeuille,
  • les SCPI apportent une diversification immobilière,
  • le fonds euros joue un rôle de tampon, sans dominer l’allocation.

Ces répartitions sont données à titre purement illustratif et peuvent évoluer selon le profil de l’investisseur et ses objectifs.

ETF en gestion libre ou gestion pilotée : que choisir ?

Une fois les supports sélectionnés, reste à choisir le mode de gestion. Louve Infinity propose deux approches : la gestion libre et la gestion pilotée (gestion profilée), avec des implications différentes en termes d’autonomie… et de frais.

La gestion libre pour les investisseurs autonomes

En gestion libre, vous choisissez vous-même la répartition entre ETF, SCPI et fonds euros, et vous pouvez modifier cette allocation dans le temps.

Côté frais, Louve Infinity applique des frais de gestion annuels maximum de 0,39 % sur l’épargne investie en unités de compte.

Ce mode de gestion convient aux investisseurs qui :

  • souhaitent garder la main sur leurs choix,
  • privilégient une approche simple et lisible,
  • veulent optimiser les frais sur la durée.

La gestion pilotée pour déléguer sans renoncer aux ETF

La gestion pilotée (gestion profilée) consiste à investir selon des formules prédéfinies, recommandées dans le cadre d’un conseil en investissement, avec une allocation construite à partir d’un profil (défensif, prudent, équilibré, dynamique).

Sur les frais, il faut bien distinguer deux niveaux :

  • les frais de gestion sur unités de compte restent identiques : 0,39 % par an,
  • et s’ajoutent des frais supplémentaires de gestion de 0,21 % liés à la gestion profilée.

Concrètement, en gestion pilotée, les frais de gestion du contrat sur unités de compte peuvent donc atteindre 0,60 % par an (0,39 % + 0,21 %), hors frais propres aux supports.

La gestion pilotée s’adresse surtout aux investisseurs qui privilégient la délégation et la tranquillité d’esprit, en acceptant un coût global plus élevé en échange du service de pilotage.

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Clément Renault est ingénieur (École des Ponts, MSc Stanford) et alumni Y Combinator W18.

Après avoir été data scientist dans la Silicon Valley puis co‑fondateur de la start‑up de navires autonomes Shone, il revient en 2021 pour lancer Louve Invest, la fintech qui démocratise l’investissement SCPI, qu’il dirige aujourd’hui en tant que CEO.

Les questions fréquentes

Peut-on investir uniquement en ETF dans une assurance-vie ?

Oui. Une assurance-vie peut être investie majoritairement, voire exclusivement, en ETF via les unités de compte, sous réserve des règles propres au contrat.

Les ETF sont-ils adaptés à un investissement long terme ?

Oui. Les ETF sont généralement utilisés dans une logique de long terme, en raison de leur diversification et de leurs frais réduits, mais ils restent soumis aux fluctuations des marchés.

Quelle différence entre ETF en assurance-vie et en compte-titres ?

En assurance-vie, les ETF bénéficient du cadre fiscal spécifique du contrat. En compte-titres, les gains sont imposés chaque année selon la fiscalité des revenus financiers.

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