Les essentiels à retenir :
- Les SCPI de commerces sont des SCPI thématiques, spécialisées sur le secteur de l'immobilier de commerce avec les commerces dits essentiels (supermarchés, retail parks…) et les commerces dits non essentiels (blanchisserie, librairie, prêt-à-porter…). Elles doivent être composées d'au moins 60 % de commerces.
- Après le choc du Covid-19, puis celui de la remontée des taux en 2022-2023, les SCPI de commerces abordent 2026 dans un environnement plus stabilisé : inflation sous 1 % en France, politique monétaire de la BCE plus accommodante. Les commerces bien positionnés (alimentation, services de proximité, restauration, bien-être) ont démontré leur résilience face aux cycles.
- En 2025, la Performance Globale Annuelle (PGA) moyenne des SCPI de commerces s'établit à 4,30 %, avec des meilleures SCPI atteignant jusqu'à 6,20 %. La PGA est désormais l'indicateur de référence car elle intègre à la fois le taux de distribution et la variation du prix de la part.
- Nous vous montrerons les actifs de commerces à privilégier et surtout les meilleures SCPI de commerces sur lesquelles il faut "mieux investir SCPI". En rappelant néanmoins que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les SCPI de commerces séduisent de plus en plus d’investisseurs en quête d’un rendement attractif et d’un patrimoine immobilier tangible. En investissant dans des locaux commerciaux (boutiques de centre-ville, galeries ou grandes enseignes), ces véhicules permettent d’accéder à un marché porteur tout en mutualisant le risque. Découvrez comment ce type d’investissement offre un revenu locatif régulier, une gestion simplifiée et une stratégie d’actifs adaptée aux cycles économiques.
Présentation des SCPI de commerces
Les SCPI de commerces sont des sociétés qui collectent l’épargne de différents investisseurs pour acquérir des biens immobiliers grâce auxquels des revenus sont générés par location, dans le secteur précis du commerce.
Une SCPI de commerce est composée d’au moins 60 % de commerces. Ceux-ci peuvent être de petites ou des grandes surfaces voire même des centres commerciaux. Les locataires peuvent être des banques, des magasins de prêt-à-porter, des supermarchés, des magasins de services, etc.
Il est important de distinguer différents types de SCPI de commerce. En effet, il y a :
- les commerces dits “essentiels” comme les magasins d’alimentation générale, les supérettes, les hypermarchés et les supermarchés, … mais aussi les magasins de bricolage, …
- les autres commerces qui ne relèvent pas de la première nécessité comme les boulangeries, les commerces de détail (confiserie, épicerie, etc.), les blanchisseries, les boutiques de vêtement et textile, etc.
Il est aussi possible de différencier les commerces de part leurs caractéristiques : les commerces de demain (épicerie bio) vs les commerces traditionnels.
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Stratégie des SCPI de commerces
La stratégie de l'immobilier de commerces repose sur l’investissement de murs en location bien situés, autrement dit, de locaux avec une visibilité accrue et qui peuvent rapidement séduire les entreprises. Le choix de la zone géographique est primordial pour ce type de biens. En effet, il est important de privilégier des zones d’action dynamiques et attractives, afin d’assurer un taux d’occupation élevé.
De plus, afin de générer des revenus fonciers élevés, une grande majorité des actifs immobiliers de commerces sont loués à des marques populaires, de renommée régionale voire internationale. La qualité du locataire est elle aussi très importante dans la stratégie de l'immobilier de commerce. Souvent les SCPI de commerces vont privilégier un loyer légèrement inférieur à la moyenne du marché pour attirer des marques populaires et choisir un locataire de confiance et de qualité.
Toutes les SCPI de commerces n’ont pas 100% de leur patrimoine totalement dédié au commerce, nous avons aussi des SCPI diversifiées qui investissent dans des actifs immobiliers commerciaux.
C’est pourquoi nous avons fait un premier classement sur les SCPI vraiment spécialisées dans le commerce, puis un deuxième sur les SCPI diversifiées qui ont un parc immobilier dans les commerces à minima à plus de 45%.
Dans ces classements des meilleurs rendements des SCPI de commerces, nous avons précisé ce que réprésente la part de commerce dans leur patrimoine immobilier.
TOP 5 des meilleures SCPI de Commerces 2026
TOP 5 des meilleures SCPI diversifiées en Commerce 2025
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas garanties. Comme tout investissement immobilier, une SCPI présente un risque de perte en capital et de liquidité.
SCPI de commerces n°1 : Urban Cœur Commerce
Urban Cœur Commerce reste fidèle à une stratégie très identifiée : acheter des commerces en pied d’immeuble dans des centres-villes dynamiques de métropoles régionales, de villes de province et d’Île-de-France.
En 2025, la SCPI affiche un taux de distribution de 5,30 % et une performance globale annuelle de 6,30 %, portée aussi par une revalorisation de 1 % du prix de part ; comme toujours en SCPI, ces performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital n’est pas garanti.
À fin 2025, elle compte 119 actifs immobiliers et 107 locataires effectifs ou sous loyers garantis. Le T4 a été marqué par plusieurs acquisitions à Marseille, Gardanne, Mâcon et Mulhouse, confirmant son ancrage sur le commerce de proximité en centre-ville.
SCPI de commerces n°2 : Cœur de Ville
Cœur de Ville conserve un positionnement très lisible sur les commerces du quotidien. À fin 2025, son patrimoine compte 31 biens, 36 entreprises locataires et une occupation financière de 98,69 %, avec une forte présence des commerces alimentaires, des commerces non alimentaires et des services.
Majoritairement implantée en régions, la SCPI privilégie les pieds d’immeuble et les zones de chalandise dynamiques, ce qui renforce son exposition à une consommation de proximité.
Son taux de distribution 2025 ressort à 6,20 %, une performance passée qui ne préjuge pas des performances futures et qui ne supprime ni le risque de perte en capital ni le risque de liquidité. Son profil séduit surtout par la lisibilité de sa stratégie et par la bonne tenue opérationnelle de son patrimoine.
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SCPI de commerces n°3 : Sofipierre
Sofipierre, gérée par Sofidy, reste une SCPI de commerces bien identifiée sur le marché, avec un positionnement axé sur des actifs capables de générer du revenu dans la durée.
À fin 2025, la SCPI met en avant une hausse de la valeur de son patrimoine de 0,6 % sur un an et la poursuite de sa stratégie d’investissement, notamment avec l’acquisition d’un actif en centre-ville de Lyon comprenant plusieurs commerces en pied d’immeuble.
Elle affiche un taux de distribution 2025 de 6,03 %, une performance passée qui ne préjuge pas des performances futures et qui s’accompagne, comme pour toute SCPI, d’un risque de perte en capital et de liquidité.
SCPI de commerces n°4 : Sofiboutique
Sofiboutique s’inscrit dans une logique de commerce de centre-ville assumée.
Gérée par Sofidy, la SCPI investit très majoritairement dans des murs de commerces de centre-ville, avec un ancrage marqué à Paris et dans les grandes métropoles. À fin 2025, elle totalise 118 immeubles représentant 145 unités locatives.
Son taux de distribution 2025 s’élève à 5,14 %, une donnée qui ne préjuge pas des performances futures et qui s’accompagne, comme tout investissement en SCPI, d’un risque de perte en capital, de liquidité et de revenus non garantis.
Le quatrième trimestre 2025 illustre bien sa feuille de route : Sofiboutique a renforcé son exposition à Paris avec l’acquisition de deux boutiques rue du Faubourg Saint-Martin, tout en poursuivant ses arbitrages pour recycler le capital vers des emplacements jugés plus porteurs.
SCPI de commerces n°5 : : Ficommerce
Ficommerce s'appuie sur une stratégie éprouvée depuis près de 40 ans : investir dans des locaux commerciaux diversifiés répartis sur l'ensemble du territoire, avec une présence marquée en régions (51,9 %), à Paris (25,3 %) et en Île-de-France (20,3 %), complétée d'une exposition européenne.
En 2025, la SCPI affiche un taux de distribution de 5,10 % pour une distribution annuelle de 10,70 € par part, dont 0,70 € de plus-values immobilières distribuées au T4 ; comme toujours en SCPI, ces performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital n'est pas garanti.
À fin 2025, elle compte 281 immeubles, 443 locataires et 37,9 M€ de loyers quittancés par an, pour une capitalisation de 596 M€. Le taux d'occupation financier dépasse 94 % au T4, témoignant de la solidité de la base locative. Le trimestre a par ailleurs été marqué par la cession de trois actifs en Île-de-France et à Paris, dégageant une plus-value brute de 814 k€, tandis qu'une acquisition dans le secteur de la restauration est attendue au premier trimestre 2026.
Vous avez dû le comprendre, l'intérêt d'un bien immobilier, c'est qu'il soit occupé et loué. De ce fait, il est plus judicieux de se tourner vers des actifs situés en plein cœur de ville, sur des emplacements premium et avec une forte visibilité. Plus les locaux sont bien situés, plus ils offrent une rentabilité intéressante aux porteurs de parts car la vacance locative sera réduite. De plus, le potentiel de rendement et de valorisation des murs de commerces de centre-ville, situés dans les villes dynamiques et attractives en France, est plus important. Pour ce qui est du type d'actifs à privilégier, le mieux est de se concentrer sur des biens dits "essentiels". Une autre possibilité est de se tourner vers des locataires reconnus comme des banques ou des grandes enseignes.
Prenons l'exemple précis de notre TOP 5 des SCPI de commerces, illustrant parfaitement la stratégie de sélection rigoureuse des actifs commerciaux, leur emplacement, leurs caractéristiques stratégiques et leurs locataires :
Les actifs d'Urban Cœur Commerce
Gérée par Urban Premium, la SCPI Urban Cœur Commerce se consacre principalement à l'acquisition de commerces de centre-ville, en pied d'immeubles, dans des quartiers commerçants et dynamiques de métropoles régionales, de villes de province et d'Île-de-France. Au 31 décembre 2025, son patrimoine comptait 119 actifs immobiliers représentant 32 900 m² et 107 locataires effectifs, pour une capitalisation de 90 M€. Son taux d'occupation financier atteint 91,4 % au quatrième trimestre 2025.
Parmi ses acquisitions récentes, on peut citer au quatrième trimestre 2025 une cellule commerciale de 198 m² à Marseille, cours Jean-Ballard, à proximité immédiate du Vieux-Port, louée à l'enseigne de prêt-à-porter Bobby pour un taux de rendement de 7,76 % ; une cellule de 1 039 m² à Gardanne, avenue des Anciens-Combattants, louée à une enseigne du groupe Carrefour (Supeco) pour 7,70 % ; une cellule de 150 m² à Mâcon, rue Dombey, louée à Jules pour 8,48 % ; ainsi qu'une cellule de 280 m² à Mulhouse, rue des Maréchaux, louée à Etam pour un taux global de 7,25 %. Parmi ses autres locataires figurent des enseignes telles que Biocoop, La Poste, Orange, Marionnaud, Rituals ou encore Basic-Fit.
Les actifs de Cœur de Ville
Gérée par Sogenial Immobilier, la SCPI Cœur de Ville cible principalement des murs commerciaux situés en plein centre-ville, dans de grandes agglomérations françaises. Au 31 décembre 2025, son patrimoine compte 31 biens immobiliers, représentant 12 835 m² et 36 entreprises locataires, avec un taux d'occupation financier particulièrement élevé de 98,69 %. La capitalisation dépasse 28 M€.
Parmi ses acquisitions du quatrième trimestre 2025 figurent une cellule de 700 m² à Colombes, louée à l'enseigne alimentaire G20 pour un taux de rendement de 6,49 % ; une cellule de 350 m² à Botans, louée au groupe de restauration rapide Quick pour 6,58 % ; et un local de 271 m² à Dijon, acquis en décembre 2025, loué à Etam pour 6,96 %. La SCPI a par ailleurs procédé à deux cessions au quatrième trimestre, à Croix (59) et à Montrouge (92), illustrant sa politique d'arbitrage actif du patrimoine.
Les actifs de Sofipierre
Gérée par Sofidy, la SCPI Sofipierre oriente ses investissements de manière diversifiée vers les commerces, bureaux, locaux d'activité et logistique, principalement en région, à proximité des grandes métropoles françaises. Au 31 décembre 2025, son patrimoine comprend 155 immeubles représentant 380 unités locatives, pour une valeur de 155,8 M€. La répartition géographique est majoritairement régionale (66,8 %), complétée par Paris (15,1 %), la région parisienne (15,9 %) et l'étranger (2,2 %). Son taux d'occupation financier au quatrième trimestre 2025 s'établit à 90,34 %.
Au quatrième trimestre 2025, Sofipierre a acquis un actif mixte au cœur de la Presqu'île de Lyon, rue Grenette (une artère très fréquentée) composé de trois commerces en pied d'immeuble et de deux bureaux en étage, pour un montant de 2,1 M€ et un rendement de 6,27 %. Les locataires commerciaux comprennent notamment TMP (chaussures et maroquinerie), Pokawa (restauration rapide) et Les Piplettes (prêt-à-porter féminin). Par ailleurs, deux nouvelles acquisitions à Paris et à Bordeaux, représentant 3,8 M€, étaient engagées à fin décembre 2025 pour un rendement moyen de 7,12 %.
Les actifs de Sofiboutique
Pilotée par Sofidy, la SCPI Sofiboutique investit essentiellement dans des commerces de centre-ville, en privilégiant Paris et le cœur des grandes métropoles de province et de l'étranger. Au 31 décembre 2025, son patrimoine compte 118 immeubles représentant 145 unités locatives, pour une valeur de 112,7 M€. La part parisienne représente 39 % du patrimoine, suivie des grandes villes régionales de plus de 300 000 habitants (18,2 %), de Lyon (12,9 %) et de la région parisienne (5 %). Son taux d'occupation financier atteint 95,54 % au quatrième trimestre 2025, en progression continue depuis le point bas de 91,64 % observé un an plus tôt.
Au quatrième trimestre 2025, Sofiboutique a réactivé sa politique d'investissement avec l'acquisition de deux boutiques rue du Faubourg Saint-Martin, face à la mairie du 10e arrondissement de Paris, pour 925 K€, offrant un taux de rendement de 6 %. Les locataires sont Coffee Chap (alimentation) et Soap and the City (équipements de la maison). La SCPI a également procédé à la cession d'un actif rue de la Paroisse à Versailles pour 650 K€, soit +8 % par rapport à la valeur d'expertise et +34 % par rapport au prix d'acquisition de 2011.
Les actifs de Ficommerce
Gérée par Fiducial Gérance, la SCPI Ficommerce dispose d'un patrimoine principalement composé de locaux commerciaux (84,9 %) et de bureaux (14,9 %), répartis sur 281 immeubles représentant 233 291 m² et 443 locataires, pour une capitalisation de 596 M€. La répartition géographique favorise les régions françaises (51,9 %), Paris (25,3 %), l'Île-de-France (20,3 %) ainsi que l'Europe (2,5 %). Son taux d'occupation financier dépasse 94 % au quatrième trimestre 2025.
Au quatrième trimestre 2025, la SCPI a finalisé la vente de trois actifs à Boulogne-Billancourt (89 rue de Bellevue), Clamart (29 avenue Jean Jaurès) et Paris 8e (63 rue de Ponthieu) pour un montant cumulé de 3,118 M€, dégageant une prime de 518 K€ par rapport aux valeurs d'expertise et une plus-value brute de 814 K€. Parmi ses locataires figurent des enseignes reconnues telles qu'Orange, présent notamment à Chaumont, ainsi que des commerces alimentaires, d'épicerie et de prêt-à-porter sur l'ensemble du territoire français.
Avant d’investir dans une SCPI de commerces, il est essentiel de bien comprendre les frais SCPI qui composent le coût total d’investissement. Ces frais, souvent méconnus des particuliers, influencent directement le rendement SCPI et doivent être intégrés dans la stratégie patrimoniale de chaque investisseur. Leur montant varie selon la société de gestion, la politique de distribution, la taille de la capitalisation ou encore la nature du portefeuille immobilier.
1. Les frais de souscription : le coût d’entrée dans la SCPI
Les frais de souscription constituent la première composante du coût d’investissement. Ils rémunèrent la recherche, l’acquisition et la structuration du patrimoine immobilier. En général, ils représentent entre 8 % et 12 % du montant investi. Ces frais sont prélevés dès la souscription et réduisent la valeur de retrait en cas de cession anticipée des parts. Il est donc recommandé de conserver ses parts sur le long terme pour amortir ces coûts. Le minimum de souscription dépend de chaque SCPI et figure dans le document d’information remis lors de la souscription.
2. Les frais de gestion : la contrepartie du pilotage professionnel
Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur les loyers perçus. Ils couvrent la gestion locative, la maintenance du patrimoine, la sélection des locataires et la distribution des revenus. Ces frais, généralement compris entre 8 % et 12 % des loyers encaissés, varient selon la politique de gestion de la société. Des acteurs comme AEW Paris, via la SCPI AEW Commerces Europe, appliquent des frais cohérents avec le marché et assurent une gestion discrétionnaire et professionnelle de leurs actifs situés dans plusieurs pays européens. Ces frais influencent directement le rendement SCPI, mais permettent une gestion optimisée du portefeuille sur le long terme.
3. Les frais à la sortie et autres coûts potentiels
Lors de la revente des parts (ou retrait dans le cas d’une SCPI à capital variable), il peut exister des frais de sortie, variables selon les conditions de marché et les modalités de cession. En fonction de la liquidité et de la demande des investisseurs, le prix peut évoluer à la hausse ou à la baisse. Certains frais annexes peuvent également s’ajouter : frais de dossier, frais liés à l’assurance vie, ou encore fiscalité selon le pays d’investissement. Il est donc conseillé de solliciter un conseiller en investissement pour découvrir les SCPI les plus performantes, selon les critères de sélection (capitalisation, label ISR, rendement net, type d’actifs — commerces de centre-ville, retail parks, galeries commerciales…).
En résumé, les frais SCPI sont la contrepartie d’une gestion immobilière complète et professionnelle. Ils doivent être anticipés dès la souscription, car ils influencent la performance nette et la rentabilité à long terme du placement.
Avantage #1 : Une bonne performance des SCPI de commerces
La Performance Globale Annuelle (PGA) s'impose désormais comme l'indicateur de référence pour évaluer les SCPI, car elle intègre à la fois le taux de distribution et l'évolution du prix de la part — reflétant ainsi la création de valeur réelle pour l'investisseur. En 2025, c'est cet indicateur qui surpasse le seul taux de distribution sur de nombreuses stratégies, notamment grâce aux revalorisations de parts enregistrées dans un contexte de marché qui se stabilise.
Selon les données 2025, la PGA moyenne des SCPI de commerces s'établit à 4,30 %, contre 4,90 % en 2024. Ce léger recul s'explique principalement par des ajustements de valorisation sur certains actifs, mais masque des disparités importantes : les meilleures SCPI de commerces affichent des PGA nettement supérieures, dépassant largement les 5 % — et jusqu'à 6,20 % pour les plus performantes d'entre elles. À titre de comparaison, les SCPI résidentielles enregistrent une PGA négative à -1,89 % en 2025, et les SCPI de bureaux peinent à 2,58 %, illustrant la résilience relative du commerce de proximité dans le cycle actuel.
Les revenus qu'une SCPI de commerces génère grâce à la mise sous bail des magasins qu'elle héberge sont reversés aux investisseurs tous les trimestres sous forme de rendements locatifs (cash flow). En comparaison, ils se révèlent plus rémunérateurs que ceux dégagés par une SCPI axée sur l'immobilier résidentiel, dont le taux de distribution moyen ressort à seulement 4,13 % en 2025.
Cette performance est de plus largement accessible. Le prix des parts de SCPI de commerces est bien souvent assez bas, ce qui peut faciliter une diversification sectorielle au sein d'un patrimoine immobilier.
Avantage #2 : Les SCPI de commerces offrent un taux de vacance faible
Les biens immobiliers sélectionnés sont généralement bien situés : dans le centre-ville, au rez-de-chaussée d’immeubles d’habitation, sur des petites places, etc. La stratégie repose sur le choix de l'emplacement. De ce fait, les SCPI de commerces trouvent très facilement preneurs. De plus, de nombreux secteurs d’activité peuvent être intéressés par ses types de locaux. À chaque départ d'un commerçant, un nouveau locataire vient généralement prendre la relève assez rapidement.
Tous ces éléments encouragent donc un fort taux d’occupation pour la plupart des SCPI de commerces. Concrètement, moins il y a de vacance, plus vous avez de revenus !
Avantage #3 : Des risques limités par des baux long-terme
Les SCPI de commerces ont aussi l’avantage d’investir dans des biens locatifs commerciaux sécurisés par des baux longs. La durée moyenne se situe autour de 9 ans. Cela permet donc d’assurer la régularité et la continuité des revenus. De plus, les souscripteurs peuvent compter sur une meilleure mutualisation des risques avec ce type d’investissement.
La gestion de la SCPI est plus simple, en se concentrant sur les biens vacants à la fin du bail si le locataire décide de sortir, les nouvelles acquisitions étant louées directement à de nouveaux locataires.
Au-delà de ces différents avantages, ce type de SCPI constitue un intermédiaire idéal et très pertinent pour s’introduire dans un marché immobilier commercial d’ordinaire compliqué à intégrer.
Comme tout investissement en SCPI, les SCPI de commerces comportent des risques qu’il convient de comprendre avant toute souscription. Même si elles offrent une exposition attractive à l’immobilier de centre-ville ou aux grandes enseignes, leur performance dépend de nombreux critères : évolution du marché, taux d’occupation financier (TOF), gestion des actifs ou encore liquidité. Le capital n’est jamais garanti et il existe un risque de perte en capital. Voici les principaux points à surveiller avant d’investir dans une SCPI de commerces.
#Risque 1 : évolution du marché et à la nature des actifs
Les SCPI de commerces sont directement exposées aux cycles économiques et à l’évolution des modes de consommation. La montée du e-commerce, la baisse de fréquentation des commerces de centre-ville ou encore les changements de comportements d’achat peuvent impacter la rentabilité.
La valeur des immeubles détenus peut varier à la hausse comme à la baisse, influençant le prix de souscription et la capitalisation de la SCPI. En contrepartie, une diversification des zones d’investissement, notamment au sein de la zone euro, permet souvent d’atténuer ces variations et de maintenir un rendement plus stable dans le temps.
#Risque 2 : liquidité et mécanismes de retrait
Les SCPI sont des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) à durée de placement longue. La liquidité n’est donc pas garantie, car elle dépend du nombre d’acheteurs et de vendeurs sur le marché secondaire.
En cas de baisse de la demande, la cession des parts peut s’avérer difficile ou entraîner une moins-value. Les SCPI à capital variable, comme AEW Commerces Europe (dont le siège social est situé avenue Pierre Mendès France à Paris), offrent un mécanisme de retrait plus souple, mais toujours soumis à l’évolution du marché.
Le prix de retrait est précisé dans le bulletin de souscription, tout comme les frais de souscription et frais de gestion.
#Risque 3 : risques financiers et frais associés
Investir dans une SCPI de commerces implique de prendre en compte plusieurs frais : frais de souscription (ou commission de souscription), frais de gestion, voire des frais additionnels si la SCPI est détenue dans un contrat d’assurance vie. Ces coûts réduisent la performance nette perçue par l’investisseur, notamment en cas de revente anticipée.
La durée de placement recommandée est généralement supérieure à 8 ans, afin de lisser les effets de marché et d’amortir les frais initiaux.
Avant tout investissement immobilier de ce type, il est essentiel de consulter un conseiller en gestion de patrimoine et de lire attentivement le Document d’Information Clé (DIC).
Même labellisée ISR, une SCPI reste un placement en pierre papier soumis à la fluctuation du marché et au risque de perte en capital.
L'impact de la crise sanitaire et les défis post-Covid
La crise sanitaire a eu un fort impact sur les différents secteurs. De nombreux commerces n'ont pas résisté aux différents confinements. Pourtant, l'immobilier de commerces s'en est globalement bien tiré. Les commerçants ont pu bénéficier d'aides de l'État (PGE, chômage partiel, annulation de charges…) et dès 2021, les SCPI de commerce ont amorcé un rebond important de leurs dividendes distribués, malgré les fermetures administratives qui ont encore marqué les deux premiers trimestres de l'année.
Le retour brutal de l'inflation en 2022-2023 et la remontée rapide des taux de la BCE ont constitué un second choc, pesant sur les valeurs vénales et ralentissant les transactions. Mais depuis 2024, l'environnement s'est progressivement stabilisé : l'inflation est repassée sous 1 % en France fin 2025 et la BCE a amorcé un assouplissement monétaire. Les commerces bien positionnés (alimentation, services de proximité, restauration, bien-être) ont démontré leur capacité à traverser les cycles, et les perspectives 2026 laissent entrevoir un retour progressif de la confiance des investisseurs.
Il ne faut pas oublier que les SCPI de commerces font l'acquisition de biens immobiliers de plusieurs millions d'euros et sont assez peu concernées par les difficultés des commerces isolés, grâce à la mutualisation des risques locatifs sur un grand nombre d'actifs et de locataires.
La menace de l’e-commerce
L'essor de l’e-commerce ne peut pas être ignoré car ses effets commencent d’ores et déjà à se répercuter sur l’immobilier de commerce. En effet, la menace de l’e-commerce se fait sentir sur certains types de commerces comme les magasins de vêtements par exemple. La mauvaise expérience de la SCPI Cristal Rente avec l’investissement dans un commerce de vêtements dans des galeries marchandes illustre parfaitement la situation. Une erreur réalisée au début du lancement de la SCPI qui oriente encore aujourd’hui sa stratégie immobilière.
Un renouveau des SCPI de commerces
La distribution alimentaire figure en effet en bonne place parmi les activités dites « essentielles » qui ont le mieux résisté à la crise sanitaire. C’est l’un des segments du secteur commerce qui conserve la faveur des investisseurs, et certains investisseurs l’ont bien compris. Il semble que l’immobilier de commerces se modernise et se mette à la mode ! Magasins bio, regroupement de producteurs, marchés de proximité… il y en a pour tous les goûts.
De toute évidence, la logique du dernier kilomètre et les nouveaux concepts de la distribution séduisent de plus en plus.
La stratégie d'implantation des SCPI de commerces semble de toute évidence très efficace. L’immobilier de commerces présente des taux de rendement attractifs couplés à un taux de vacance faible et à des risques limités. Si, à priori, la crise sanitaire semble ne pas avoir trop affecté le secteur pour l’instant, il faut néanmoins s’attendre à des répercussions progressives. Enfin, face à la progression de l'e-commerce, l'avenir de SCPI de commerces se dessine peut-être dans le renouveau du secteur de l’alimentation.
Chez Louve, vous pouvez composer un panier de SCPI grâce à notre offre de cashback (jusqu'à 5% de cashback pour les SCPI éligibles). Cela signifie que les investisseurs ont la chance de bénéficier d'un retour financier additionnel lors de leurs investissements, offrant un avantage significatif.
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